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Grande-Bretagne

1920s

  • Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
  • 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
19 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Le projet franco-britannique (18.09.38) est transmis au gouvernement tchèque.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
20 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Vers 17 heures, le gouvernement tchèque remet aux ambassadeurs de la France et de la Grande-Bretagne la réponse de Prague à leur proposition. Ce sera non, car accepter la proposition ‘’serait placer tôt ou tard la Tchécoslovaquie sous la domination complète de l’Allemagne‘’. Basil Newton, l’ambassadeur anglais, avertit Prague que si elle maintient sa position, la Grande-Bretagne se désintéressera du sort de la Tchécoslovaquie (la France s’associe à cette déclaration). Vers 20 heures, Benes charge Krofta de demander aux Français s’ils respecteront leurs engagements ou s’ils s’abstiendront en cas d’agression allemande contre la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
21 Sept
 
1938
Allemagne
Grande-Bretagne
Roumanie
Russie
DE/GB/RO/RU/SDN
À Genève, devant l’assemblée générale, Litvinov donne un avertissement à l’Allemagne. Si elle attaque la Tchécoslovaquie, alors la France et la Russie viendront en aide à Prague. Lors de la même réunion de l’assemblée, Churchill affirme qu’Ivan Maiski, ambassadeur russe à Londres, lui aurait dit que Bucarest permettra le passage des troupes russes, sous la pression et avec les garanties d’une grande coalition placée sous l’égide de la SDN.
Allemagne, Grande-Bretagne, Roumanie, Russie
21 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Sous la pression de Londres et Paris, Benes accepte le plan franco-britannique (il dira en privé : ‘’Nous avons été lâchement trahis‘’). Le gouvernement tchèque de Milan Hodza démissionne.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
22 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
Grande-Bretagne
CS/DE/GB
À Bad Godesberg, nouvelle rencontre de Hitler avec Chamberlain (fin : 23.09.38). Londres annonce qu’elle a obtenu l’accord des Tchèques pour la cession des Sudètes, mais le Führer demande ‘’immédiatement‘’ l’occupation des Sudètes par l’armée allemande car, dit-il, la situation a changé : le projet franco-britannique implique des délais trop longs (alors que le nombre de victimes augmente d’heure en heure sur le terrain), la Pologne et la Hongrie ont émis, elles aussi, des revendications, etc. En soirée, Chamberlain informe Londres des nouvelles revendications du Führer.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne
23 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
Grande-Bretagne
CS/DE/GB
À Bad Godesberg, nouveau entretien de Hitler avec Chamberlain. Le Führer remet un mémorandum (évacuation des Sudètes par l’armée et la police tchèque, transfert du territoire à l’Allemagne, organisation d’un plébiscite dans les Sudètes pour le 25 novembre au plus tard, etc.). La mobilisation générale en Tchécoslovaquie est annoncée pendant qu’ils discutaient. Hitler rebondit et demande maintenant que le territoire des Sudètes soit remis à l’Allemagne pour le 1er octobre. Chamberlin constate qu’il est inutile de continuer la discussion et repart pour Londres.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne
24 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Jan Masaryk remet à Chamberlain la réponse officielle de Prague aux demandes de Hitler. Ces revendications sont ‘’absolument et inconditionnellement inacceptables‘’ pour le gouvernement tchèque.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
25 Sept
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
DE/FR/GB
À Londres, entretien de Chamberlain et Halifax avec Bonnet et Daladier. Ils rejettent le mémorandum allemand (23.09.38) et menacent Hitler d’employer la force (si la France se trouve entraînée dans un conflit avec l’Allemagne, en vertu de ses engagements, alors Londres ‘’se sentirait obligé de lui venir en aide‘’).
Allemagne, France, Grande-Bretagne
26 Sept
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
DE/FR/GB
Vers 17 heures, Hitler reçoit Sir Horace Wilson qui est venu lui dire que le gouvernement tchèque considère comme inacceptable le mémorandum allemand (remis à Bad Godesberg). Hitler répond en affirmant que, si c’est la réponse de Prague, alors ‘’ce sera la guerre‘’. La menace d’une entrée en guerre de la France et ensuite de la Grande-Bretagne le laissant ‘’indifférent‘’ (‘’Je suis prêt à toute éventualité‘’, dit-il).
Allemagne, France, Grande-Bretagne
26 Sept
 
1938
Grande-Bretagne
GB
Mobilisation de la flotte.
Grande-Bretagne
26 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
À Paris, Sir Eric Phipps voit plusieurs fois Bonnet. Dans une note envoyée à son gouvernement, Phipps estime que si l’Allemagne attaque la Tchécoslovaquie elle l’écrasera vite, avant même que la France ne réagisse, et que le monde sera mis devant le fait accompli. Dans cette situation, Londres demande au gouvernement français que ‘’toute action française‘’ soit ‘’concertée‘’ avec la Grande-Bretagne (surtout en sachant qu’une action française serait susceptible de déclencher une guerre mondiale ‘’sans avoir aucun effet pour sauver la Tchécoslovaquie‘’).
France, Grande-Bretagne
27 Sept
 
1938
Allemagne
Grande-Bretagne
DE/GB
Dans la matinée, entretien de Hitler avec Horace Wilson. Les Tchèques, dit le Führer, sont libres d’accepter ou de rejeter sa demande (s’ils la rejettent, il s’engage à détruire la Tchécoslovaquie). Wilson l’avertit que si la France, de par ses engagements, est amenée à prendre part aux hostilités contre l’Allemagne, alors l’Angleterre sera obligée de soutenir la France. Vers 13 heures, après le départ de Wilson, Hitler ordonne que les unités prévues pour attaquer la Tchécoslovaquie gagnent les bases avancées sur la frontière tchèque et soient prêtes à attaquer pour le 30 septembre. Dans l’après-midi, Horace Wilson est de retour à Londres. Sur base des nouvelles que celui-ci apporte, Chamberlain s’adresse à Benes en l’informant que l’armée allemande avait reçu l’ordre d’entrer en Tchécoslovaquie si le lendemain, le 28.09.38, à 14 heures, le gouvernement tchèque n’avait pas accepté les conditions allemandes. Il envoie même un deuxième message, en proposant à Benes d’accepter une occupation militaire limitée, à la date du 1er octobre (les régions d’Eger et d’Asch), suivie d’une délimitation du territoire devant être remis aux Allemands. Vers 20 h 30, discours de Chamberlain à la radio. Il se demande pourquoi l’Angleterre se prépare à la guerre ‘’à cause d’une querelle surgie dans un pays lointain, entre des gens dont nous ne connaissons rien !‘’. Vers 22 h 30, Chamberlain reçoit un message de Hitler. Celui-ci se dit prêt à ‘’donner une garantie formelle en ce qui concerne le reste du territoire tchécoslovaque‘’ (si les Tchèques résistent, c’est parce qu’ils espèrent déclencher une guerre européenne, avec l’aide de la France et de la Grande-Bretagne). Chamberlain répond qu’il peut se rendre en Allemagne pour discuter les dispositions à prendre ‘’en vue de la cession‘’.
Allemagne, Grande-Bretagne
29 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Italie
CS/DE/FR/GB/IT
À 12 h 45, à Munich, commence les discussions entre Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier sur la crise des Sudètes. Le 30, vers 2 h 30 du matin, signature d’un accord sur le rattachement des Sudètes à l’Allemagne (pendant les négociations, les représentants tchèques sont restés dans une pièce à part) dans les conditions suivantes : (1) l’évacuation de la zone par les autorités tchèques commencera le 1er octobre pour se terminer le 10 du mois, (2) aucune installation ne sera détruite, (3) la délimitation des frontières sera effectuée par une commission internationale (qui établira aussi les territoires où un plébiscite sera organisé), (4) les populations des territoires transférés qui voudront rester où les quitter auront 6 mois pour le faire, (5) les autorités tchèques libéreront de leurs forces de police ou de l’armée, dans un délai de 4 semaines, les Allemands des Sudètes qui voudront le faire, etc. En annexe, Paris et Londres garantissent les nouvelles frontières de la Tchécoslovaquie ‘’contre toute agression non provoquée‘’ et avertissent Prague que, si dans un délai de 3 mois, le problème des minorités hongroise et polonaise n’est pas réglé, alors les Quatre décideront de la suite. En janvier 1939, Hitler dira à Csaky, le ministre hongrois des Affaires étrangères, qu’il ne s’est jamais imaginé que les amis de la Tchécoslovaquie lui offriront ce pays ‘’sur un plateau‘’. Concernant cet accord de Munich, certains historiens affirment que les armées de la Russie, de la France et de la Tchécoslovaquie auraient pu faire face à la Wehrmacht. Elles n’ont pas rencontré cette difficulté, suite à l’intervention de Roosevelt (qui aurait imposé aux franco-britanniques de céder).
Tchécoslovaquie, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie
30 Sept
 
1938
Allemagne
Grande-Bretagne
DE/GB
Le matin, déclaration commune (Chamberlain – Hitler). Les relations entre les deux pays sont d’une importance primordiale pour l’Europe, l’accord de Munich et l’accord naval germano-britannique étant les preuves du désir des deux camps de ne jamais entrer en guerre l’un contre l’autre, etc.
Allemagne, Grande-Bretagne
02 Oct
 
1938
Grande-Bretagne
GB
À Tibériade (Palestine), les nationalistes arabes massacrent 19 Juifs.
Grande-Bretagne
03 Oct
 
1938
Grande-Bretagne
GB
Aux Communes, Churchill critique les accords de Munich.
Grande-Bretagne
03 Oct
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
Pologne
Roumanie
CS/FR/GB/PL/RO
Dans une note adressée au ministère français de la Défense, son attaché militaire à Bucarest fait état de la position de la Roumanie face à la situation en Europe. Le gouvernement roumain considère que : (1) la Tchécoslovaquie a été sacrifiée parce que la Grande-Bretagne n’a pas voulu s’engager dans une guerre avec l’Allemagne, (2) le peuple français n’est disposé à se battre que pour son sol, (3) la Pologne n’a pas osé attaquer la Tchécoslovaquie quand celle-ci était debout mais s’est précipitée à la curée, etc.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie
05 Oct
 
1938
Grande-Bretagne
GB
À la Chambre des Communes, Churchill affirme que les accords de Munich sont une défaite totale pour la Grande-Bretagne. Tous les pays de l’Europe centrale et de la vallée du Danube seront alors entraînés dans la sphère d’influence allemande.
Grande-Bretagne
09 Oct
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
DE/FR/GB
À Sarrebruck, discours de Hitler. Il estime que, même en faisant un effort maximum en matière d’armement, la France et la Grande-Bretagne ne peuvent plus rattraper l’Allemagne.
Allemagne, France, Grande-Bretagne
13 Oct
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Italie
CS/DE/FR/GB/IT
La Commission internationale (30.09.38) décide de renoncer aux plébiscites prévus par les accords de Munich.
Tchécoslovaquie, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie