Grande-Bretagne
1920s
- Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
- 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
18 Juil
1938
DE/GB
Lord Halifax reçoit Fritz Wiedemann, l’envoyé de Hitler. Berlin dit vouloir améliorer les relations avec la Grande-Bretagne, le seul obstacle étant la question des Sudètes (Hitler précise qu’il propose une entente germano-britannique sur ce sujet). Échec de la mission de Wiedemann, Londres maintenant sa décision d’aider la France.
Allemagne, Grande-Bretagne
20 Juil
1938
FR/GB
À Paris, rencontre Daladier, Bonnet – lord Halifax. Londres annonce aux Français qu’elle va envoyer lord Walter Runciman à Prague et qu’elle maintient sa position dans la crise des Sudètes (28.04.38).
France, Grande-Bretagne
20 Juil
1938
CS/GB
Par l’intermédiaire de son ambassadeur (Newton), Londres demande à Benes que le projet de ‘’Statut des nationalités‘’ ne soit pas présenté au Parlement avant d’avoir eu l’accord des Allemands des Sudètes. Londres propose d’envoyer lord Walter Runciman comme médiateur entre Prague et les Allemands des Sudètes en avertissant que, si Prague refuse, le gouvernement britannique rendra publiques ses propositions et la réponse tchèque. Benes accepte finalement la proposition britannique.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
25 Juil
1938
GB
À Haïfa (Palestine), attentat de l’Irgoun. 39 Arabes tués, 70 blessés.
Grande-Bretagne
26 Juil
1938
GB
À Jaffa (Palestine), attentat de l’Irgoun.
Grande-Bretagne
03 Août
1938
CS/GB
Arrivée à Prague du lord Runciman, à titre de médiateur entre le gouvernement tchèque et les Allemands des Sudètes (fin de sa mission : 10.09.38).
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
26 Août
1938
GB
À Jaffa (Palestine), attentat de l’Irgoun contre le marché arabe de la ville. 24 tués, 39 blessés.
Grande-Bretagne
30 Août
1938
CS/GB
Note de Londres aux Tchèques. Ils seront condamnés s’ils n’acceptent pas le programme de Karlsbad.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
04 Sept
1938
CS/GB
Dans son entretien avec Benes, l’ambassadeur Newton transmet que Londres est mécontent que Prague n’a pas donné satisfaction aux demandes des Allemands des Sudètes. Dans ce cas, ajoute-il, la Grande-Bretagne choisira ‘’le programme de Karlsbad plutôt que la guerre‘’.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
07 Sept
1938
FR/GB
À Londres, rencontre du lord Halifax avec Corbin, ambassadeur de la France. Selon une ‘’illusion qui semblait prévaloir à Berlin‘’, dit Corbin, la Grande-Bretagne n’agira pas au cas où l’Allemagne ‘’recourrait à la force‘’ contre la Tchécoslovaquie. Paris demande donc à Londres de préciser sa position. Dans sa réponse, Halifax affirme que la Grande-Bretagne aidera la France si celle-ci se trouve en difficulté, mais qu’il ne faut pas croire que l’Angleterre se trouvera ‘’automatiquement‘’ en guerre avec le Reich, car Londres ne partage pas en totalité les obligations de Paris envers Prague.
France, Grande-Bretagne
10 Sept
1938
FR/GB
À Paris, Georges Bonnet rencontre Sir Eric Phipps, l’ambassadeur anglais. Sur la situation en Tchécoslovaquie, Bonnet constate qu’il n’y a plus d’espoir d’un arrangement entre Tchèques et les Allemands des Sudètes. Il affirme que la France mobilisera, si Berlin attaque la Tchécoslovaquie et demande à Londres si la Grande-Bretagne marchera aux côtés de la France.
France, Grande-Bretagne
10 Sept
1938
CS/GB
Fin de la mission du lord Runciman en Tchécoslovaquie. Dans son rapport final, il constate que Tchèques et Allemands des Sudètes ne peuvent plus vivre ‘’au sein d’un même État‘’ et que la séparation s’impose.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
12 Sept
1938
FR/GB
Le gouvernement britannique répond à la question posée à Phipps (10.09.38). La Grande-Bretagne n’acceptera jamais que la sécurité de la France soit menacée, mais, pour le moment, le gouvernement ne peut pas ‘’fournir des précisions sur le caractère de son action future,…, dans des circonstances qu’il ne peut prévoir à présent‘’.
France, Grande-Bretagne
13 Sept
1938
FR/GB
Georges Bonnet demande à Corbin, ambassadeur français à Londres, d’aller voir Halifax et de lui faire connaître la proposition française pour résoudre la crise des Sudètes : Paris envisage l’organisation d’une conférence des puissances européennes (l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’URSS), sur base préalable d’une attitude commune franco-britannique.
France, Grande-Bretagne
13 Sept
1938
DE/GB
Tard dans la soirée, Chamberlain envoie un message. Il lui dit qu’il est prêt à le rencontrer en Allemagne, pour discuter les ‘’propositions allemandes‘’ et pour ‘’les faire aboutir‘’.
Allemagne, Grande-Bretagne
14 Sept
1938
FR/GB
Chamberlain répond à la proposition française (13.09.38) d’une action commune franco-britannique (en vue d’une conférence internationale) pour résoudre la crise des Sudètes. Tout en reconnaissant l’urgence d’une telle action, Londres considère qu’il est encore possible de tenter ‘’une action directe à Berlin‘’ (il annonce Bonnet qu’il a proposé à Hitler de se rendre lui-même en Allemagne pour trouver ‘’une solution pacifique‘’). De son côté, Sir Eric Phipps répond à la question de Georges Bonnet (10.09.38). Il répète que la Grande-Bretagne n’acceptera pas que la sécurité de la France soit menacée (sous les insistances de Bonnet, Phipps affirmera que la Grande-Bretagne pourra aider avec 2 divisions non motorisées et 150 avions, pour les 6 premiers mois de guerre).
France, Grande-Bretagne
14 Sept
1938
GB/UE
Derek Rawnsley et Charles Kimber, gradués d’Oxford, lancent un mouvement politique (Pax Union), ayant comme but d’empêcher la guerre. Rejoints plus tard par Patrick Ransome, ils vont lancer en novembre l’organisation ‘’Union fédérale‘’, vue comme une Ligue des Nations européennes fortes.
Grande-Bretagne
15 Sept
1938
CS/DE/GB
À Berchtesgaden, rencontre de Hitler avec Chamberlain. Le Führer se dit prêt à faire la guerre pour délivrer les Allemands des Sudètes. Toutefois, il accepte de négocier si Londres est d’accord d’organiser un plébiscite dans les Sudètes. Chamberlain dit qu’il ne peut pas s’engager avant d’avoir consulté son gouvernement et la France et que, donc, il dit vouloir retourner en Angleterre.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne
16 Sept
1938
CS/DE/GB
De retour en Angleterre, lord Runciman présente son rapport (03.08.38) sur la situation en Tchécoslovaquie. Pour lui, la solution de la crise est le transfert des régions des Sudètes (où les Allemands représentent plus de 75 % de la population) à l’Allemagne, sans plébiscite.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne
18 Sept
1938
CS/FR/GB
À Londres, Georges Bonnet et Edouard Daladier se rallient au point de vue anglais (15.09.38). On décide d’envoyer à Prague une note en lui proposant : (1) de ne pas mobiliser, (2) de céder à l’Allemagne, directement où suite à un plébiscite, les régions des Sudètes où les Allemands représentent la majorité, (3) d’opter pour un statut de neutralité. En échange de ces concessions, Paris et Londres disent garantir les nouvelles frontières de la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne