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Russie

1910s

  • Jusque 14 septembre 1917 : Empire russe.
  • 14 septembre 1917 : (déclaration de Kerenski).
  • 9 novembre 1917 : RSFS de Russie.

1920s

  • 30 décembre 1922 : URSS.

1990s

  • 26 décembre 1991 – présent : Fédération de Russie .
29 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Sous la pression de la France, le gouvernement anglais accepte que tous les États auxquels on donnera la garantie soient mentionnés dans une annexe secrète.
France, Grande-Bretagne, Russie
30 Juin
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
Message de Berlin à Schulenburg, son ambassadeur. Pour le moment, l’Allemagne ne voit aucun intérêt à reprendre les discussions avec la Russie (25.05.39).
Allemagne, Russie
01 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, suite des négociations tripartites. Moscou constate que le problème de la Lettonie, de l’Estonie et de la Finlande a été résolu, mais la Russie continue à refuser de garantir les Pays-Bas et la Suisse (pays qui n’ont pas reconnu l’URSS). C’est alors que Molotov soulève deux nouveaux problèmes : (1) la définition de ‘’l’agression indirecte‘’ et (2) la convention politique entre les trois doit être soumise à une convention militaire. Pour Moscou, l’État garant a le droit d’intervenir dans tout pays où survient un coup d’État ou un changement d’orientation favorable à l’agresseur. Définition rejetée par Paris et Londres (il suffit, disent les Occidentaux, d’un remaniement ministériel pour autoriser la Russie à intervenir par les armes).
France, Grande-Bretagne, Russie
04 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
De Londres, l’ambassadeur français informe son gouvernement que sir John Philip Sargent considère : (1) qu’il est impossible d’arriver à un accord tripartite, Moscou déclinant tout engagement à l’égard des pays voisins de la France et de la Grande-Bretagne, (2) que la définition russe de l’agression indirecte peut donner lieu à des interprétations ‘’dangereuses‘’, et elle peut donner lieu à des protestations des États apparaissant sur la liste. Sargent reconnaît que la situation actuelle des négociations est due à la garantie franco-britannique donnée à la Pologne et la Roumanie, sans y associer l’URSS (Moscou ayant raison de croire que cette garantie n’a pas été donnée dans son intérêt).
France, Grande-Bretagne, Russie
05 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans le cadre des négociations tripartites, la France donne sa définition de l’agression indirecte : ‘’… Celle qui aurait pour effet de déterminer un coup d’État intérieur, entraînant manifestement l’aliénation ou l’altération de la souveraineté au profit de l’agresseur‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
06 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
La Grande-Bretagne donne à son tour une définition de l’agression indirecte : ‘’… l’action, acceptée par l’État, sous la menace de la force par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité‘’. La France acceptera la définition anglaise.
France, Grande-Bretagne, Russie
08 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
De son côté, Moscou présente aux ambassadeurs français (Naggiar) et anglais (William Seeds) une nouvelle définition de l’agression indirecte : ‘’… Action acceptée par un des États, indiqués ci-dessous, sous la menace de la force par une autre puissance… et qui entraînerait l’utilisation du territoire et des forces dudit État, en vue d’une agression contre lui ou des parties contractantes, et qui entraînerait la perte par cet État de son indépendance ou de violation de son de sa neutralité‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
10 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartite, la France propose à la Russie de signer l’accord politique, en acceptant la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’, après quoi les négociations militaires commenceront. Londres refuse la proposition de la France : ‘’… Nous ne pouvons… plus continuer à accepter chaque nouvelle demande mise en avant par le gouvernement de l’URSS…’’. Reçu par Bonnet, Neville Henderson, l’ambassadeur anglais, affirme que jamais, depuis 1914, le danger de guerre n’a pas été plus grand qu’aujourd’hui. L’ironie du sort, dit-il, est que si Chamberlain et Daladier n’avaient pas été à Munich, alors c’était la guerre. Or, actuellement, ni Chamberlain ni Daladier n’oseront se rendre en Allemagne , en vue d’un nouveau compromis, sans risquer leur carrière politique.
France, Grande-Bretagne, Russie
11 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartites, une nouvelle définition de l’agression indirecte est donnée : ‘’Une action acceptée par l’État en question, sous la menace de la force, par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité ‘’. Sur cette base, les trois parties s’engagent à se prêter mutuellement assistance, immédiate et efficace, si un des trois s’engage dans des hostilités avec un État européen quelconque, à la suite : (1) d’une agression de cette puissance contre un des trois, ou (2) d’une agression de cette puissance contre un État européen, ‘’que l’un des trois aurait pris l’engagement d’assister dans une telle agression, ou dont il s’estimerait obligé de défendre l’indépendance ou sa neutralité, contre une telle agression‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
13 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, aux négociations tripartites, Londres déclare qu’il lui est impossible d’accepter la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
18 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Suite à l’intervention de la France, la Grande-Bretagne finit par accepter de lier la signature d’un accord politique de la signature d’une convention militaire, Londres continuant de rejeter la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’. Le même jour, lors de sa rencontre avec Seeds, l’ambassadeur anglais, Molotov accepte d’envisager une définition ‘’atténuée‘’ de l’agression indirecte, mais pas basée sur le texte anglais.
France, Grande-Bretagne, Russie
19 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Lettre de Bonnet à Halifax. Il y demande que, dans les négociations tripartites, Londres accepte les conditions russes (car, redoute-t-il, sans cela l’échec de ces négociations ne soit ‘’le signal d’une action de l’Allemagne sur Dantzig‘’).
France, Grande-Bretagne, Russie
20 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans l’impasse sur la définition de l’agression indirecte, Molotov propose une suspension des négociations politique et l’ouverture des conversations militaires.
France, Grande-Bretagne, Russie
21 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
La France et la Grande-Bretagne acceptent l’ouverture des négociations militaires.
France, Grande-Bretagne, Russie
22 Juil
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
Weizsäcker annonce à Schulenburg que le moment est venu d’approcher les Russes et de parler de négociations politiques, sans se bousculer, dit-il (le 30.06.39, Hitler avait interrompu brusquement les négociations avec les Russes).
Allemagne, Russie
22 Juil
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
À Berlin, l’URSS annonce la reprise des négociations commerciales avec l’Allemagne.
Allemagne, Russie
24 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Fin de la phase politique (14.04.39) des négociations tripartite. Un accord est acquis. Les trois parties s’engagent : (1) à se prêter mutuellement et immédiatement toute assistance en leur pouvoir ‘’si un des signataires serait engagé avec une puissance européenne, soit parce qu’il est l’objet d’une agression, soit suite à une agression, directe ou indirecte, d’une puissance européenne contre un autre État européen dont un des signataires s’estimerait obligé de défendre l’indépendance ou la neutralité‘’ (l’agression indirecte étant définie comme ‘’une action acceptée par l’État en question sous la menace de la force par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité‘’), (3) à un échange d’informations sur la situation internationale, (4) à ne pas conclure, en cas de guerre, d’armistice ou de paix séparément, (5) à ne pas faire entrer en vigueur cet accord qu’une fois signée une convention militaire, etc. Dans une annexe, non publiée, sont précisés les pays auxquels s’applique l’obligation, pour un des signataires, de les défendre en cas d’agression, directe ou indirecte : la Belgique, l’Estonie, la Grèce, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Turquie.
France, Grande-Bretagne, Russie
25 Juil
 
1939
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Russie
DE/FR/GB/RU
La presse annonce que Moscou, Paris et Londres sont arrivés à un accord politique et qu’une mission militaire franco-britannique ira à Moscou pour conclure une alliance militaire. À partir de maintenant, l’Allemagne multipliera les contacts avec Moscou, dans l’espoir d’empêcher la formation d’une alliance entre les trois (France, Grande-Bretagne et Russie) et pour annuler la menace d’un encerclement du Reich.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie
26 Juil
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
À Berlin, rencontre de Schnurre avec Astakhov et Babarine. La Russie considère qu’un ‘’rapprochement entre soviétiques et Allemands correspondait aux intérêts vitaux des deux pays ‘’et Moscou n’a jamais compris pourquoi l’Allemagne nazie se montre hostile à l’égard de l’Union soviétique‘’, dit Astakhov. En répondant, Schnurre affirme que : (1) l’Allemagne n’a pas envisagé de ‘’menacer‘’ la Russie, la politique du Reich étant orientée contre la Grande-Bretagne. Schnurre continue : une alliance de Moscou avec Londres ne rapportera à la Russie que ‘’la participation à une guerre européenne‘’ ; par contre, une alliance avec le Reich offrira à l’Union soviétique une politique allemande de ‘’neutralité et de maintien en dehors d’un conflit européen éventuel‘’, (2) malgré les divergences philosophiques entre Rome, Berlin et Moscou, leurs idéologies ont un point commun : leur opposition contre les démocraties capitalistes occidentales.
Allemagne, Russie
27 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Pologne
Roumanie
Russie
Turquie
FR/GB/PL/RO/RU/TR
Le gouvernement français précise au général Doumenc, son représentant aux négociations militaires qui s’ouvriront à Moscou, la position française : (1) les communications entre Occidentaux et les Russes se feront par la route du Nord (le port de Mourmansk) ou par avions qui feront escale dans les pays neutres du Nord de l’Europe, (2) si pendant le temps de paix les Polonais n’acceptent pas la présence des troupes russes sur leur territoire, Paris espère ‘’qu’au moment du danger, ils accepteront d’avoir sur leur territoire de l’aviation russe, peut-être même des unités mécanisées ‘’. Du côté anglais, les instructions données à l’amiral Plumkett montrent de la prudence, de la méfiance (ne pas livrer aucun renseignement intéressant), etc. Ensemble, Paris et Londres demandent à la Russie de livrer des matières premières, des denrées alimentaires et des armes à la Pologne, à la Roumanie et à la Turquie.
France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie, Turquie