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Russie

1910s

  • Jusque 14 septembre 1917 : Empire russe.
  • 14 septembre 1917 : (déclaration de Kerenski).
  • 9 novembre 1917 : RSFS de Russie.

1920s

  • 30 décembre 1922 : URSS.

1990s

  • 26 décembre 1991 – présent : Fédération de Russie .
19 Mai
 
1939
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Italie
Pologne
Roumanie
Russie
DE/FR/GB/IT/PL/RO/RU
Aux Communes, discours d’Eden. Se référant à la situation en Europe centrale et orientale, il conseille : (1) d’introduire le service militaire obligatoire, pour montrer à l’Allemagne et à l’Italie la détermination du gouvernement britannique à respecter la garantie donnée à la Pologne et à la Roumanie, et (2) de faire comprendre qu’une alliance de la Russie avec la Grande-Bretagne et la France ne jouera qu’avec l’accord (ou à la demande) des voisins de l’URSS.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Pologne, Roumanie, Russie
20 Mai
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
À Moscou, rencontre de Molotov avec Schulenberg, l’ambassadeur de l’Allemagne. Le traité commercial entre Russes et Allemands arrivant au terme, Moscou suggère que son renouvellement doit se faire ‘’dans un climat politique‘’ (sur une base politique des relations réciproques).
Allemagne, Russie
21 Mai
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Genève, Halifax déclare que la Grande-Bretagne est prête à apporter son aide à la Russie, en cas d’agression contre celle-ci. Concernant la pacte tripartite russo-franco-britannique, Londres accepte d’y faire entrer tous les États de l’Europe centrale et orientale (y compris les pays baltes), à condition que ceux-ci en fassent la demande.
France, Grande-Bretagne, Russie
25 Mai
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Le gouvernement français adhère au projet de Halifax (21.05.39).
France, Grande-Bretagne, Russie
26 Mai
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
Hitler approuve un document (préparé par Ribbentrop, sur la nouvelle ligne de conduite de l’Allemagne à l’égard de la Russie), demandant à Schulenberg, l’ambassadeur allemand à Moscou, de la présenter à Molotov. Les principaux points étant : (1) le temps est venu d’envisager ‘’la normalisation des relations diplomatiques‘’ entre les deux pays, (2) l’alliance italo-allemande n’est pas dirigée contre la Russie mais contre l’alliance franco-britannique, (3) une guerre entre l’Allemagne et la Pologne ne doit pas ‘’entraîner une friction d’intérêts avec la Russie soviétique‘’, (4) une alliance de la Russie avec la Grande-Bretagne signifie pour Moscou à assumer ‘’des obligations unilatérales sans aucune contrepartie britannique valable‘’, etc.
Allemagne, Russie
28 Mai
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
La France et la Grande-Bretagne font une nouvelle proposition à la Russie. Les trois signent un accord d’assistance mutuelle, au cas où une guerre éclaterait suite à une agression, soit contre un État garanti (Pologne, Roumanie, Belgique, Grèce, Turquie), soit contre un État qui réclamerait l’assistance (Pays-Bas, Suisse, pays baltes). Toutefois, cette assistance n’entraîne pas le droit de franchir les frontières sans le consentement de l’État en cause. Au nom de la Russie, Molotov rejettera cette proposition, car elle n’est pas accompagnée de la signature d’une convention militaire (en plus, Moscou ne voulait pas que l’assistance aux pays baltes soit conditionnée au fait de leur demander leur consentement).
France, Grande-Bretagne, Russie
30 Mai
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
Berlin demande à Schulenburg, son ambassadeur à Moscou, de transmettre au gouvernement soviétique que l’Allemagne, contrairement à la politique menée jusqu’ici, envisage ‘’d’entreprendre des négociations fermes avec la Russie soviétique‘’.
Allemagne, Russie
31 Mai
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Discours de Molotov devant le Soviet Suprême. La Russie veut la paix, veut empêcher une agression, mais elle doit veiller à ne pas être entraînée dans un conflit ‘’par des fauteurs de guerre habitués à laisser les autres tirer pour eux les marrons du feu‘’. Ainsi, dans les négociations avec Paris et Londres, la Russie propose que la garantie des trois soit : (1) donnée automatiquement en cas d’agression et sans porter l’affaire devant la SDN, (2) donnée aux pays baltes et à la Finlande sans le consentement de ces États, même contre leur gré. La France est prête à accepter les exigences de Moscou, tandis que la Grande-Bretagne estime qu’on ne peut pas imposer la volonté des grandes puissances aux petites nations.
France, Grande-Bretagne, Russie
02 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Moscou détaille sa proposition d’accord d’assistance (31.05.39). Cette assistance sera ‘’immédiate et efficace‘’ en cas d’agression : (1) contre un des trois signataires, (2) contre un tiers (la Belgique, la Grèce, la Pologne, la Roumanie, la Turquie), (3) contre un des signataires à la suite de l’assistance prêtée par celui-ci à un autre État européen qui aura besoin de cette assistance pour ‘’résister à la violation de sa neutralité‘’. Moscou souligne que la Russie ne peut pas assurer une assistance militaire si ses armées n’ont pas le droit de passage dans les pays nominalisés dans l’accord.
France, Grande-Bretagne, Russie
12 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, début des négociations diplomatiques entre les trois. La Grande-Bretagne refuse d’inclure dans le pacte des États qui n’ont pas été consultés (comme voulait Moscou). La France tente de rapprocher les points de vue de Londres et Moscou. Ainsi, elle propose à Londres (1) d’accepter la proposition russe d’abandonner le recours à la SDN et celle de ne pas conclure de paix séparée, (2) d’inclure une garantie pour trois États occidentaux (sans les nommer), pour équilibrer la garantie aux pays baltes. Finalement, Londres accepte les propositions françaises.
France, Grande-Bretagne, Russie
13 Juin
 
1939
Russie
RU
Moscou accorde un prêt de 150 millions de $ à la Chine (remboursable par tranche de 15 millions/an, à partir de 1942), pour l’achat de biens et équipements industriels russes.
Russie
14 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, début des négociations. La Russie propose : (1) que les garanties données aux pays baltes et à la Finlande entrent en jeu en cas menace de la part de l’Allemagne ou dans le cas d’un ‘’coup d’État intérieur‘’ ou dans le cas d’un changement politique favorable à l’agresseur, (2) que l’accord politique ne soit pas signé qu’après la signature d’une convention militaire.
France, Grande-Bretagne, Russie
15 Juin
 
1939
Bulgarie
Allemagne
Russie
BG/DE/RU
À Berlin, rencontre d’Astakhov avec Draganov, l’envoyé bulgare à Berlin. Discutant des négociations entre Paris, Londres et Moscou, Astakhov estime que la Russie a trois possibilités : (1) conclure une alliance avec la France et la Grande-Bretagne, (2) faire traîner les négociations, en gardant une neutralité, (3) conclure d’une entente avec l’Allemagne. Draganov transmettra aux Allemands le contenu de cet entretien, en soulignant que les Russes inclinent vers une entente avec l’Allemagne.
Bulgarie, Allemagne, Russie
17 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, dans les négociations, Paris et Londres acceptent d’étendre la garantie mutuelle aux pays baltes, tout en excluant les possibilités de coup d’État ou de modification politique en faveur de l’agresseur. Paris proposera une interprétation identique aux cas d’agression contre un des contractants, ou agression contre un État européen qui constitue une menace pour la sécurité d’un des contractants.
France, Grande-Bretagne, Russie
20 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Moscou rejette la proposition de Paris (17.06.39).
France, Grande-Bretagne, Russie
22 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartites, la Russie (Molotov) insiste que les États auxquels on donnera la garantie soient désignés nominalement. Si la Grande-Bretagne refuse, on se contentera d’un pacte entre Londres, Paris et Moscou. Comme prévu, Londres refuse de nommer les États auxquels la garantie est garantie. En plus, le gouvernement anglais demande que, pour donner la garantie (1) l’État en cause fasse la demande et (2) l’État en cause se défende lui-même contre l’agresseur. Encore une fois, le gouvernement français joue les médiateurs entre Londres et Moscou. Paris propose qu’on désigne les États auxquels on donnera une garantie (Belgique, Danemark, Luxembourg, Pays-Bas, pays baltes, Suisse), mais dans une annexe secrète qui ne sera publiée qu’au dernier moment.
France, Grande-Bretagne, Russie
23 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Le gouvernement anglais propose un autre texte sur la garantie. Cela sera accordé soit : (1) en cas d’agression contre un des États contractants par une puissance, ou (2) en cas d’agression par une puissance d’un État européen, qu’une des parties contractantes s’estime obligée d’aider à défendre son indépendance ou sa neutralité.
France, Grande-Bretagne, Russie
27 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans le cadre des négociations, Londres accepte de donner son aide aux pays baltes s’ils sont l’objet d’une agression, mais, continue Londres, on ne peut pas ‘’aider‘’ un État à se défendre que s’il se défend lui-même. En réponse, Molotov estime que la Russie ne peut pas donner sa garantie aux États ‘’dont elle ne connaît même pas le nom‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
28 Juin
 
1939
Allemagne
Russie
DE/RU
Molotov répète à Schulenburg que la normalisation des relations politiques entre leur deux pays est ‘’souhaitable et possible‘’.
Allemagne, Russie
29 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans la presse, Molotov critique Londres et Paris qui ne désirent pas un traité accordant des droits égaux à la Russie, mais seulement ‘’à avoir des conversations à ce sujet‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie