Russie
1910s
- Jusque 14 septembre 1917 : Empire russe.
- 14 septembre 1917 : (déclaration de Kerenski).
- 9 novembre 1917 : RSFS de Russie.
1920s
- 30 décembre 1922 : URSS.
1990s
- 26 décembre 1991 – présent : Fédération de Russie .
20 Fév
1939
RU
Ordre n° 00156 du NKVD sur les mesures à prendre pour l’application de la Directive du 17.11.38.
Russie
06 Mar
1939
RU
Dissolution du district autonome grec (27.02.30).
Russie
10 Mar
1939
RU
Dix-huitième congrès du Parti communiste (fin : 21.03.39). Sur le plan interne, on arrête les épurations massives, on introduit le droit au recours (y compris la réintégration) pour les condamnés, etc. Sur le plan extérieur, Staline affirme que la Russie n’est pas disposée à ‘’tirer les marrons du feu‘’ pour qui que ce soit (il accuse les impérialistes Occidentaux de vouloir déclencher une guerre entre la Russie et l’Allemagne). Il se dit prêt à négocier avec quiconque pouvait renforcer la sécurité du pays (à noter qu’il ne critique plus le national-socialisme).
Russie
10 Mar
1939
RU/DE
Discours de Hitler. L’Allemagne peut offrir à la Russie de meilleures conditions que la France et/ou la Grande-Bretagne, par la conclusion d’un accord politique.
Allemagne, Russie
17 Mar
1939
CS/DE/PL/RU/UA
La Russie rattache à l’Ukraine des régions prises à la Pologne. En même temps, elle déclare ne pas reconnaître le protectorat allemand sur la Bohême et la Moravie.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Pologne, Russie, Ukraine
17 Mar
1939
FR/GB/RU
Chamberlain déclare qu’il faut ‘’absolument résister‘’ devant une puissance qui veut dominer le monde. Début des négociations tripartite.
France, Grande-Bretagne, Russie
19 Mar
1939
GB/RU
Répondant à la proposition de Moscou, la Grande-Bretagne considère que l’organisation d’une telle conférence (18.03.39) est prématurée. Le gouvernement anglais propose une déclaration commune de Londres, de Moscou et Paris sur le respect de l’intégrité et de la souveraineté des États du centre et l’Est de l’Europe ; après quoi, on pourra inviter ces États à signer la déclaration et, finalement, organiser la conférence. Pour commencer, Londres demande à Moscou de garantir la Pologne et la Roumanie contre une ‘’éventuelle‘’ agression allemande (Moscou va répliquer en demandant que Londres donne sa garantie à la Finlande et aux pays baltes, en sachant que Londres refusait de le faire).
Grande-Bretagne, Russie
20 Mar
1939
GB/PL/RO/RU
Devant le Conseil des ministres, Halifax affirme que, si la Grande-Bretagne veut sauver la paix, elle doit faire ce qu’elle a toujours refusé de faire : prendre des engagements à l’Est de l’Europe, garantir les frontières de la Pologne et de la Roumanie et renforcer cette coalition en y amenant la Russie.
Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie
21 Mar
1939
FR/GB/PL/RU
À Londres, rencontre de Halifax avec Bonnet et Lebrun. Les Anglais lancent un projet d’une déclaration commune (entre la France, la Grande-Bretagne, la Russie et la Pologne) sur des consultations mutuelles afin d’examiner les mesures qui doivent être prises pour une résistance commune à une action militaire menaçant l’indépendance politique d’un État européen. Paris accepte, Moscou acceptera si la Pologne en fait de même.
France, Grande-Bretagne, Pologne, Russie
23 Mar
1939
DE/FR/GB/PL/RU
Varsovie refuse le projet de Halifax (21.03.39) car, disent les Polonais, une telle déclaration, signée par Moscou, serait vue comme une provocation par l’Allemagne.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Pologne, Russie
24 Mar
1939
DE/GB/PL/RU
Le colonel Beck, via Raczinsky, son ambassadeur à Londres, propose à Halifax une alliance anglo-polonaise (au lieu de provoquer Berlin avec une alliance avec la Russie).
Allemagne, Grande-Bretagne, Pologne, Russie
28 Mar
1939
EE/RU
Ultimatum russe (Litvinov) au gouvernement de l’Estonie. Tout accord conclu par l’Estonie qui portera atteinte à l’indépendance du pays, ou qui accordera des ‘’droits ou privilèges quelconques‘’ à un État tiers, serait considéré par la Russie comme ‘’intolérable‘’.
Estonie, Russie
01 Avr
1939
DE/FR/RO/RU
L’ambassadeur français Thierry informe son gouvernement que la Roumanie est disposée à accepter, pour elle-même, l’aide de la Russie, si l’Allemagne attaquera ‘’directement‘’ la Roumanie.
Allemagne, France, Roumanie, Russie
05 Avr
1939
FR/GB/PL/RO/RU
La France (Georges Bonnet) propose à Moscou de renforcer leur pacte de 1935 par une convention militaire. Londres dit vouloir s’associer à une telle convention, si la Russie donne sa garantie à la Pologne et la Roumanie.
France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie
07 Avr
1939
DE/RU
Von Ribbentrop demande à Peter Kleist, haut fonctionnaire du ministère du Reich pour les territoires de l’Est, d’améliorer ses relations avec les gens de l’ambassade russe à Berlin. Quelques jours plus tard, Kleist rencontre Astakhov, le chargé d’affaires à l’ambassade russe. Début du rapprochement russo-allemand.
Allemagne, Russie
07 Avr
1939
EE/RU
En répondant à l’ultimatum russe, l’Estonie affirme qu’elle n’acceptera aucune atteinte à son indépendance et qu’il appartient à elle seule de juger dans quelle mesure ses actes correspondent à ses obligations internationales.
Estonie, Russie
09 Avr
1939
FR/RU
Bonnet reçoit Jacob Souritz, l’ambassadeur de la Russie. Concernant la situation à l’Est, la France considère (1) qu’il serait dangereux pour la Russie que l’Allemagne s’installe en Pologne et en Roumanie, (2) que la France est en droit d’adopter une position, si Bucarest et Varsovie refusent l’aide de la Russie. Il conclut en affirmant que la France est prête à engager, ‘’tout de suite‘’, des négociations militaires avec la Russie. Souritz répond que la Russie n’est pas liée par un pacte ni à la Roumanie ni à la Pologne et Moscou ne voit pas pourquoi proposerait elle-même une aide.
France, Russie
10 Avr
1939
DE/FR/GB/PL/RO/RU
À Londres, Halifax reçoit Alexandru Cretianu, l’envoyé du roi Carol II. La Roumanie demande la garantie franco-anglaise, tout en remarquant que, dans la garantie anglaise à la Pologne (31.03.39), on parle de l’indépendance de la Pologne mais pas de ses frontières. En tout état de cause, conclut Cretianu, la Roumanie n’entrera pas dans un système collectif de sécurité qui inclura la Russie (Bucarest craignant la réaction de l’Allemagne).
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie
10 Avr
1939
RU
Arrestation de Nikolai Iejov, accusé d’avoir organisé et d’être seul responsable pour la terreur et les purges (comme si Staline n’était pas au courant).
Russie
16 Avr
1939
GB/FR/RU
En recevant les ambassadeurs de la Grande-Bretagne (William Seeds) et de la France (Emile Naggiar), Litvinov leur remet le projet d’un traité à trois (France, Grande-Bretagne et Russie), projet qui prévoyait que :
France, Grande-Bretagne, Russie