Grande-Bretagne
1920s
- Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
- 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
27 Juin
1939
FR/GB/RU
Dans le cadre des négociations, Londres accepte de donner son aide aux pays baltes s’ils sont l’objet d’une agression, mais, continue Londres, on ne peut pas ‘’aider‘’ un État à se défendre que s’il se défend lui-même. En réponse, Molotov estime que la Russie ne peut pas donner sa garantie aux États ‘’dont elle ne connaît même pas le nom‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
29 Juin
1939
FR/GB/RU
Dans la presse, Molotov critique Londres et Paris qui ne désirent pas un traité accordant des droits égaux à la Russie, mais seulement ‘’à avoir des conversations à ce sujet‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
29 Juin
1939
FR/GB/RU
Sous la pression de la France, le gouvernement anglais accepte que tous les États auxquels on donnera la garantie soient mentionnés dans une annexe secrète.
France, Grande-Bretagne, Russie
01 Juil
1939
FR/GB/RU
À Moscou, suite des négociations tripartites. Moscou constate que le problème de la Lettonie, de l’Estonie et de la Finlande a été résolu, mais la Russie continue à refuser de garantir les Pays-Bas et la Suisse (pays qui n’ont pas reconnu l’URSS). C’est alors que Molotov soulève deux nouveaux problèmes : (1) la définition de ‘’l’agression indirecte‘’ et (2) la convention politique entre les trois doit être soumise à une convention militaire. Pour Moscou, l’État garant a le droit d’intervenir dans tout pays où survient un coup d’État ou un changement d’orientation favorable à l’agresseur. Définition rejetée par Paris et Londres (il suffit, disent les Occidentaux, d’un remaniement ministériel pour autoriser la Russie à intervenir par les armes).
France, Grande-Bretagne, Russie
02 Juil
1939
GB
À Tokyo, signature d’un accord entre la Grande-Bretagne et le Japon. Londres reconnaît les ‘’intérêts spéciaux‘’ du Japon en Chine.
Grande-Bretagne
04 Juil
1939
FR/GB/RU
De Londres, l’ambassadeur français informe son gouvernement que sir John Philip Sargent considère : (1) qu’il est impossible d’arriver à un accord tripartite, Moscou déclinant tout engagement à l’égard des pays voisins de la France et de la Grande-Bretagne, (2) que la définition russe de l’agression indirecte peut donner lieu à des interprétations ‘’dangereuses‘’, et elle peut donner lieu à des protestations des États apparaissant sur la liste. Sargent reconnaît que la situation actuelle des négociations est due à la garantie franco-britannique donnée à la Pologne et la Roumanie, sans y associer l’URSS (Moscou ayant raison de croire que cette garantie n’a pas été donnée dans son intérêt).
France, Grande-Bretagne, Russie
05 Juil
1939
FR/GB/RU
Dans le cadre des négociations tripartites, la France donne sa définition de l’agression indirecte : ‘’… Celle qui aurait pour effet de déterminer un coup d’État intérieur, entraînant manifestement l’aliénation ou l’altération de la souveraineté au profit de l’agresseur‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
06 Juil
1939
FR/GB/RU
La Grande-Bretagne donne à son tour une définition de l’agression indirecte : ‘’… l’action, acceptée par l’État, sous la menace de la force par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité‘’. La France acceptera la définition anglaise.
France, Grande-Bretagne, Russie
07 Juil
1939
IT/GB
Mussolini avertit le gouvernement britannique que, si Londres soutient la Pologne, alors l’Italie soutiendra l’Allemagne.
Grande-Bretagne, Italie
08 Juil
1939
FR/GB/RU
De son côté, Moscou présente aux ambassadeurs français (Naggiar) et anglais (William Seeds) une nouvelle définition de l’agression indirecte : ‘’… Action acceptée par un des États, indiqués ci-dessous, sous la menace de la force par une autre puissance… et qui entraînerait l’utilisation du territoire et des forces dudit État, en vue d’une agression contre lui ou des parties contractantes, et qui entraînerait la perte par cet État de son indépendance ou de violation de son de sa neutralité‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
09 Juil
1939
GB
William Churchill demande au gouvernement de signer une convention militaire avec l’URSS.
Grande-Bretagne
10 Juil
1939
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartite, la France propose à la Russie de signer l’accord politique, en acceptant la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’, après quoi les négociations militaires commenceront. Londres refuse la proposition de la France : ‘’… Nous ne pouvons… plus continuer à accepter chaque nouvelle demande mise en avant par le gouvernement de l’URSS…’’. Reçu par Bonnet, Neville Henderson, l’ambassadeur anglais, affirme que jamais, depuis 1914, le danger de guerre n’a pas été plus grand qu’aujourd’hui. L’ironie du sort, dit-il, est que si Chamberlain et Daladier n’avaient pas été à Munich, alors c’était la guerre. Or, actuellement, ni Chamberlain ni Daladier n’oseront se rendre en Allemagne , en vue d’un nouveau compromis, sans risquer leur carrière politique.
France, Grande-Bretagne, Russie
11 Juil
1939
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartites, une nouvelle définition de l’agression indirecte est donnée : ‘’Une action acceptée par l’État en question, sous la menace de la force, par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité ‘’. Sur cette base, les trois parties s’engagent à se prêter mutuellement assistance, immédiate et efficace, si un des trois s’engage dans des hostilités avec un État européen quelconque, à la suite : (1) d’une agression de cette puissance contre un des trois, ou (2) d’une agression de cette puissance contre un État européen, ‘’que l’un des trois aurait pris l’engagement d’assister dans une telle agression, ou dont il s’estimerait obligé de défendre l’indépendance ou sa neutralité, contre une telle agression‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
13 Juil
1939
FR/GB/RU
À Moscou, aux négociations tripartites, Londres déclare qu’il lui est impossible d’accepter la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
18 Juil
1939
FR/GB/RU
Suite à l’intervention de la France, la Grande-Bretagne finit par accepter de lier la signature d’un accord politique de la signature d’une convention militaire, Londres continuant de rejeter la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’. Le même jour, lors de sa rencontre avec Seeds, l’ambassadeur anglais, Molotov accepte d’envisager une définition ‘’atténuée‘’ de l’agression indirecte, mais pas basée sur le texte anglais.
France, Grande-Bretagne, Russie
18 Juil
1939
DE/GB
À Londres, négociations germano-britanniques ( Helmuth Wohlthat – Horace Wilson, conseiller économique, Robert Hudson, ministre du commerce transmaritime, etc.) (fin : 24.07.39), sur un ‘’mémorandum‘’ de Wilson adressé à Göring comprenant plusieurs déclarations communes sur : (1) l’engagement des deux pays de ne pas utiliser la force pour résoudre les problèmes internationaux (si l’Allemagne acceptait, les garanties de la Grande-Bretagne accordées à la Roumanie et la Pologne devenaient inutiles), (2) la non-ingérence de l’Allemagne dans les affaires du Commonwealth et de la Grande-Bretagne dans la zone d’influence de la ‘’Grande Allemagne‘’ (si Londres acceptait, alors la Grande-Bretagne n’avait plus de responsabilité à l’égard de la Pologne et de Dantzig), (3) l’engagement des deux de ‘’revérifier‘’ le traité de Versailles, etc. Le mémorandum comprenait aussi un accord naval, un accord concernant l’aviation, etc.
Allemagne, Grande-Bretagne
19 Juil
1939
FR/GB/RU
Lettre de Bonnet à Halifax. Il y demande que, dans les négociations tripartites, Londres accepte les conditions russes (car, redoute-t-il, sans cela l’échec de ces négociations ne soit ‘’le signal d’une action de l’Allemagne sur Dantzig‘’).
France, Grande-Bretagne, Russie
20 Juil
1939
FR/GB/RU
Dans l’impasse sur la définition de l’agression indirecte, Molotov propose une suspension des négociations politique et l’ouverture des conversations militaires.
France, Grande-Bretagne, Russie
21 Juil
1939
FR/GB/RU
La France et la Grande-Bretagne acceptent l’ouverture des négociations militaires.
France, Grande-Bretagne, Russie
22 Juil
1939
DE/GB
En marge d’une conférence internationale de la pêche à la baleine, rencontre entre Hudson, secrétaire d’État au Commerce et Wohltat, conseiller économique du Reich. Discussion sur les relations réciproques et la situation en Europe. Hudson affirme que si l’Allemagne réduit ses dépenses militaires, alors on pourra discuter d’un accord économique entre les deux pays (Londres excluant la possibilité de rétrocession des colonies à l’Allemagne) et avertit que, si le Reich veut modifier ‘’le statut actuel de l’Europe, notamment à Dantzig, ce sera la guerre‘’. Le Reich, dit Wohltat, est prêt à envisager, avec la Grande-Bretagne, ‘’des arrangements politiques de nature à fortifier la paix en Europe‘’. La presse présentera cet entretien comme des négociations anglo-allemandes, ce qui amènera la France à demander des explications à Londres. Le gouvernement anglais répondant que s’il aurait envisagé des projets de telle ampleur, alors le gouvernement français aurait été mis au courant, préalablement.
Allemagne, Grande-Bretagne