Grande-Bretagne
1920s
- Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
- 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
19 Mai
1939
DE/FR/GB/IT/PL/RO/RU
Aux Communes, discours d’Eden. Se référant à la situation en Europe centrale et orientale, il conseille : (1) d’introduire le service militaire obligatoire, pour montrer à l’Allemagne et à l’Italie la détermination du gouvernement britannique à respecter la garantie donnée à la Pologne et à la Roumanie, et (2) de faire comprendre qu’une alliance de la Russie avec la Grande-Bretagne et la France ne jouera qu’avec l’accord (ou à la demande) des voisins de l’URSS.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Pologne, Roumanie, Russie
19 Mai
1939
FR/GB/RU
Moscou rejette la proposition de Robert Vansittart (18.05.39).
France, Grande-Bretagne, Russie
21 Mai
1939
GB/TR
À Londres, déclaration commune ‘’d’assistance mutuelle et de coopération effective‘’ entre les deux pays, en cas de guerre en Méditerranée.
Grande-Bretagne, Turquie
21 Mai
1939
FR/GB/RU
À Genève, Halifax déclare que la Grande-Bretagne est prête à apporter son aide à la Russie, en cas d’agression contre celle-ci. Concernant la pacte tripartite russo-franco-britannique, Londres accepte d’y faire entrer tous les États de l’Europe centrale et orientale (y compris les pays baltes), à condition que ceux-ci en fassent la demande.
France, Grande-Bretagne, Russie
23 Mai
1939
GB
Le gouvernement anglais adopte un plan visant à accorder l’indépendance à la Palestine, en 1949.
Grande-Bretagne
23 Mai
1939
BE/DE/FR/GB/NL/PL
S’adressant aux généraux de la Wehrmacht (Göring, Raeder, Keitel, Halder,etc.), Hitler : (1) déclare que la solution des problèmes économiques de l’Allemagne est l’invasion des États étrangers et la mainmise sur leurs biens, (2) considère que, dans la perspective d’une guerre contre la France et la Grande-Bretagne, les aérodromes en Belgique et aux Pays-Bas doivent être occupés militairement, car ‘’on ne peut pas s’arrêter à des déclarations de neutralité‘’, (3) affirme que Dantzig n’est pas le motif du litige avec la Pologne. Il s’agit ‘’d’étendre notre espace vital à l’Est, et de nous assurer des approvisionnements‘’, etc.
Belgique, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Pologne
25 Mai
1939
FR/GB/RU
Le gouvernement français adhère au projet de Halifax (21.05.39).
France, Grande-Bretagne, Russie
28 Mai
1939
FR/GB/RU
La France et la Grande-Bretagne font une nouvelle proposition à la Russie. Les trois signent un accord d’assistance mutuelle, au cas où une guerre éclaterait suite à une agression, soit contre un État garanti (Pologne, Roumanie, Belgique, Grèce, Turquie), soit contre un État qui réclamerait l’assistance (Pays-Bas, Suisse, pays baltes). Toutefois, cette assistance n’entraîne pas le droit de franchir les frontières sans le consentement de l’État en cause. Au nom de la Russie, Molotov rejettera cette proposition, car elle n’est pas accompagnée de la signature d’une convention militaire (en plus, Moscou ne voulait pas que l’assistance aux pays baltes soit conditionnée au fait de leur demander leur consentement).
France, Grande-Bretagne, Russie
31 Mai
1939
FR/GB/RU
Discours de Molotov devant le Soviet Suprême. La Russie veut la paix, veut empêcher une agression, mais elle doit veiller à ne pas être entraînée dans un conflit ‘’par des fauteurs de guerre habitués à laisser les autres tirer pour eux les marrons du feu‘’. Ainsi, dans les négociations avec Paris et Londres, la Russie propose que la garantie des trois soit : (1) donnée automatiquement en cas d’agression et sans porter l’affaire devant la SDN, (2) donnée aux pays baltes et à la Finlande sans le consentement de ces États, même contre leur gré. La France est prête à accepter les exigences de Moscou, tandis que la Grande-Bretagne estime qu’on ne peut pas imposer la volonté des grandes puissances aux petites nations.
France, Grande-Bretagne, Russie
02 Juin
1939
FR/GB/RU
Moscou détaille sa proposition d’accord d’assistance (31.05.39). Cette assistance sera ‘’immédiate et efficace‘’ en cas d’agression : (1) contre un des trois signataires, (2) contre un tiers (la Belgique, la Grèce, la Pologne, la Roumanie, la Turquie), (3) contre un des signataires à la suite de l’assistance prêtée par celui-ci à un autre État européen qui aura besoin de cette assistance pour ‘’résister à la violation de sa neutralité‘’. Moscou souligne que la Russie ne peut pas assurer une assistance militaire si ses armées n’ont pas le droit de passage dans les pays nominalisés dans l’accord.
France, Grande-Bretagne, Russie
06 Juin
1939
DE/GB
Au château du duc de Westminster, entretien de Horace Wilson et Joseph Ball avec le conseiller allemand Helmuth Wohlthat sur les échanges économiques entre les deux pays. Le lendemain, Wohlthat rencontre Ashton-Gwatkin auquel il transmet que la Grande-Bretagne doit reconnaître ‘’la sphère des intérêts économiques de l’Allemagne dans l’Europe du Sud-Est‘’.
Allemagne, Grande-Bretagne
12 Juin
1939
FR/GB/RU
À Moscou, début des négociations diplomatiques entre les trois. La Grande-Bretagne refuse d’inclure dans le pacte des États qui n’ont pas été consultés (comme voulait Moscou). La France tente de rapprocher les points de vue de Londres et Moscou. Ainsi, elle propose à Londres (1) d’accepter la proposition russe d’abandonner le recours à la SDN et celle de ne pas conclure de paix séparée, (2) d’inclure une garantie pour trois États occidentaux (sans les nommer), pour équilibrer la garantie aux pays baltes. Finalement, Londres accepte les propositions françaises.
France, Grande-Bretagne, Russie
13 Juin
1939
GB
Dans un entretien avec Cadogan, Neville Henderson fait observer à celui-ci que la Grande-Bretagne n’a pas d’engagement politique concernant Dantzig. Si la ville demande le rattachement à l’Allemagne, continue-t-il, alors la Pologne ne doit pas reprendre Dantzig par la force.
Grande-Bretagne
14 Juin
1939
FR/GB/RU
À Moscou, début des négociations. La Russie propose : (1) que les garanties données aux pays baltes et à la Finlande entrent en jeu en cas menace de la part de l’Allemagne ou dans le cas d’un ‘’coup d’État intérieur‘’ ou dans le cas d’un changement politique favorable à l’agresseur, (2) que l’accord politique ne soit pas signé qu’après la signature d’une convention militaire.
France, Grande-Bretagne, Russie
15 Juin
1939
DE/GB
À Londres, entretien de Robert Vansittart avec Erich Kordt. Ce dernier se présente comme le représentant des hommes influents d’Allemagne, opposés à Hitler (Ludwig Beck, Franz Halder, Canaris, etc.). Kordt critique la garantie donnée par Londres à la Pologne (il craint qu’un incident provoqué par les Polonais donne à Hitler une excuse pour attaquer la Pologne), et il avertit qu’un manque de résultats dans les négociations entre la France, la Russie et la Grande-Bretagne donnerait à Hitler la possibilité de conclure un accord économique et militaire avec Staline.
Allemagne, Grande-Bretagne
17 Juin
1939
FR/GB/RU
À Moscou, dans les négociations, Paris et Londres acceptent d’étendre la garantie mutuelle aux pays baltes, tout en excluant les possibilités de coup d’État ou de modification politique en faveur de l’agresseur. Paris proposera une interprétation identique aux cas d’agression contre un des contractants, ou agression contre un État européen qui constitue une menace pour la sécurité d’un des contractants.
France, Grande-Bretagne, Russie
20 Juin
1939
FR/GB/RU
Moscou rejette la proposition de Paris (17.06.39).
France, Grande-Bretagne, Russie
22 Juin
1939
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartites, la Russie (Molotov) insiste que les États auxquels on donnera la garantie soient désignés nominalement. Si la Grande-Bretagne refuse, on se contentera d’un pacte entre Londres, Paris et Moscou. Comme prévu, Londres refuse de nommer les États auxquels la garantie est garantie. En plus, le gouvernement anglais demande que, pour donner la garantie (1) l’État en cause fasse la demande et (2) l’État en cause se défende lui-même contre l’agresseur. Encore une fois, le gouvernement français joue les médiateurs entre Londres et Moscou. Paris propose qu’on désigne les États auxquels on donnera une garantie (Belgique, Danemark, Luxembourg, Pays-Bas, pays baltes, Suisse), mais dans une annexe secrète qui ne sera publiée qu’au dernier moment.
France, Grande-Bretagne, Russie
23 Juin
1939
FR/GB/TR
La France adhère à l’accord turco-britannique d’assistance (12.05.39).
France, Grande-Bretagne, Turquie
23 Juin
1939
FR/GB/RU
Le gouvernement anglais propose un autre texte sur la garantie. Cela sera accordé soit : (1) en cas d’agression contre un des États contractants par une puissance, ou (2) en cas d’agression par une puissance d’un État européen, qu’une des parties contractantes s’estime obligée d’aider à défendre son indépendance ou sa neutralité.
France, Grande-Bretagne, Russie