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Grande-Bretagne

1920s

  • Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
  • 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
24 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Pologne
FR/GB/PL
À Pyry, près de Varsovie, les Polonais remettent aux services de renseignements français et anglais un exemplaire de la machine Enigma (la machine à déchiffrer les messages radio de l’armée allemande) et la documentation sur le décryptage. En décembre 1932, trois mathématiciens polonais réussissent à déchiffrer les messages Enigma. C’est en octobre 1938 qu’ils arrivent à mettre en place une machine électromécanique pour déchiffrer les messages (il fallait deux heures pour déchiffrer la clé du jour). Ils remettent la machine aux Français et Anglais.
France, Grande-Bretagne, Pologne
24 Juil
 
1939
Grande-Bretagne
GB
Signature d’un accord (Craig - Arita). Londres reconnaît les conquêtes japonaises en Chine.
Grande-Bretagne
24 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Fin de la phase politique (14.04.39) des négociations tripartite. Un accord est acquis. Les trois parties s’engagent : (1) à se prêter mutuellement et immédiatement toute assistance en leur pouvoir ‘’si un des signataires serait engagé avec une puissance européenne, soit parce qu’il est l’objet d’une agression, soit suite à une agression, directe ou indirecte, d’une puissance européenne contre un autre État européen dont un des signataires s’estimerait obligé de défendre l’indépendance ou la neutralité‘’ (l’agression indirecte étant définie comme ‘’une action acceptée par l’État en question sous la menace de la force par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité‘’), (3) à un échange d’informations sur la situation internationale, (4) à ne pas conclure, en cas de guerre, d’armistice ou de paix séparément, (5) à ne pas faire entrer en vigueur cet accord qu’une fois signée une convention militaire, etc. Dans une annexe, non publiée, sont précisés les pays auxquels s’applique l’obligation, pour un des signataires, de les défendre en cas d’agression, directe ou indirecte : la Belgique, l’Estonie, la Grèce, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Turquie.
France, Grande-Bretagne, Russie
25 Juil
 
1939
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Russie
DE/FR/GB/RU
La presse annonce que Moscou, Paris et Londres sont arrivés à un accord politique et qu’une mission militaire franco-britannique ira à Moscou pour conclure une alliance militaire. À partir de maintenant, l’Allemagne multipliera les contacts avec Moscou, dans l’espoir d’empêcher la formation d’une alliance entre les trois (France, Grande-Bretagne et Russie) et pour annuler la menace d’un encerclement du Reich.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie
27 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Pologne
Roumanie
Russie
Turquie
FR/GB/PL/RO/RU/TR
Le gouvernement français précise au général Doumenc, son représentant aux négociations militaires qui s’ouvriront à Moscou, la position française : (1) les communications entre Occidentaux et les Russes se feront par la route du Nord (le port de Mourmansk) ou par avions qui feront escale dans les pays neutres du Nord de l’Europe, (2) si pendant le temps de paix les Polonais n’acceptent pas la présence des troupes russes sur leur territoire, Paris espère ‘’qu’au moment du danger, ils accepteront d’avoir sur leur territoire de l’aviation russe, peut-être même des unités mécanisées ‘’. Du côté anglais, les instructions données à l’amiral Plumkett montrent de la prudence, de la méfiance (ne pas livrer aucun renseignement intéressant), etc. Ensemble, Paris et Londres demandent à la Russie de livrer des matières premières, des denrées alimentaires et des armes à la Pologne, à la Roumanie et à la Turquie.
France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie, Turquie
28 Juil
 
1939
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Russie
DE/FR/GB/RU
L’ambassadeur Welczeck envoie de Paris une note à son gouvernement sur les raisons de l’envoi d’une mission militaire franco-anglaise à Moscou : (1) Paris et Londres pensent que, tant que les négociations continueront, l’Allemagne n’entreprendra rien contre Dantzig, (2) le désir des Français et Anglais de surmonter, par une entente militaire, les difficultés rencontrées lors de la négociation politique (la définition de l’agression indirecte, modalité de fournir l’aide aux États garantis, etc.).
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie
28 Juil
 
1939
Grande-Bretagne
Irlande
GB/IE
Prevention of Violence Act : loi visant à justifier juridiquement la lutte contre les membres actifs de l’IRA (loi abolie en 1953).
Grande-Bretagne, Irlande
29 Juil
 
1939
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Russie
DE/FR/GB/RU
Vu les difficultés des négociations politiques tripartites (dont les Allemands étaient au courant) et la prochaine ouverture des négociations militaires entre Moscou, Paris et Londres, le gouvernement allemand (Hitler) demande à son ambassadeur von Schulenburg de transmettre au gouvernement russe que l’Allemagne est prête : (1) à ‘’sauvegarder tous les intérêts soviétiques et à conclure une entente avec le gouvernement de Moscou‘’, dans le problème polonais, (2) à modifier son attitude à l’égard de la région balte ‘’dans le sens du respect des intérêts vitaux soviétiques dans cette zone‘’.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie
31 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
GB/FR/RU
Chamberlain accepte l’ouverture des négociations militaires, mais il recommande à William Seeds de ralentir le rythme de celles-ci pour ne pas dépasser les négociations politiques.
France, Grande-Bretagne, Russie
03 Août
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Le gouvernement anglais informe Paris sur l’attitude de la délégation militaire anglaise (27.07.39) dans les négociations de Moscou. Jusqu’au moment où l’accord politique sera conclu, la mission anglaise agira ‘’très lentement‘’, se tiendra ‘’sur la réserve‘’ vis-à-vis des Russes, car le gouvernement britannique ne voulait être entraîné dans ‘’aucun engagement défini qui puisse nous lier les mains en toute circonstance‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
05 Août
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Départ des délégations militaires française et anglaise, à bord du City of Exeter pour la Moscou (arrivée le 09.08.39).
France, Grande-Bretagne, Russie
07 Août
 
1939
Allemagne
Danemark
Grande-Bretagne
DE/DK/GB
Au Danemark, rencontre entre Göring, Bodenschatz avec MacLarn, Holden (rencontre facilitée par Birger Dahlerus, homme d’affaires danois, ami de Göring). Les Anglais demandent aux Allemands d’arrêter la politique d’agression en Europe (si le Reich attaque la Pologne, avertissent les Anglais, alors la Grande-Bretagne sera aux côtés de Varsovie).
Allemagne, Danemark, Grande-Bretagne
09 Août
 
1939
Allemagne
Grande-Bretagne
DE/GB
À Londres, Halifax reçoit Dirksen, l’ambassadeur de l’Allemagne. Londres critique l’action du gouvernement allemand après Munich (Londres avait espéré une paix de 50 ans). Toutefois, si on trouve un moyen de s’entendre avec Hitler, alors le Parlement britannique suivra cette voie.
Allemagne, Grande-Bretagne
11 Août
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Arrivée à Moscou des délégations militaires franco-britannique.
France, Grande-Bretagne, Russie
12 Août
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, début de la phase militaire des négociations tripartites (fin : 21.08.39). Un incident survient dès le départ, au moment où Vorochilov se rend compte que ni Joseph Doumenc, pour la France, ni Reginald Drax Plunkert, pour la Grande-Bretagne, n’ont de pouvoirs écrits pour signer un accord. Doumenc avait une ‘’délégation‘’ pour arriver à un accord, Drax n’avait rien.
France, Grande-Bretagne, Russie
13 Août
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, au début des négociations militaires, la Russie dit avoir 120 divisions d’infanterie (les Français en ont 110 et les Anglais 6), près de 10 000 chars et 5500 avions.
France, Grande-Bretagne, Russie
14 Août
 
1939
Allemagne
Grande-Bretagne
DE/GB
À Berlin, entretien de Hetzler (subordonné de Ribbentrop) avec Charles Roden Buxton, expert en politique externe. Disant agir à titre privé, Buxton demande si l’Allemagne est prête : (1) à reconnaître l’Empire britannique comme l’espace vital naturel de la Grande-Bretagne ; (2) à renoncer, avec l’Italie et l’Espagne, à la politique d’encerclement, (3) à signer une déclaration d’autonomie du Protectorat de Bohême-Moravie, etc. En contrepartie, Buxton affirme que la Grande-Bretagne : (1) reconnaîtra l’Europe de l’Est comme l’espace vital de l’Allemagne et le droit de Berlin à ses anciennes colonies, (2) renoncera à toute concurrence et à toute alliance en Europe de l’Est, (3) s’impliquera dans les négociations germano-polonaises concernant Dantzig, etc.
Allemagne, Grande-Bretagne
14 Août
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans le cadre des négociations militaires, les Russes (Vorochilov) posent la question de savoir si la Pologne et la Roumanie accepteront le passage, à travers leurs territoires, des troupes russes. Doumenc et Drax répondent que cette interrogation relève de la compétence de leurs gouvernements. En attendant, ils proposent de continuer les discussions, ‘’dans l’hypothèse d’une réponse affirmative‘’. Vorochilov clos le débat. Sans une ‘’réponse précise‘’ des gouvernements de Paris et de Londres concernant l’autorisation de passage des troupes russes, les négociations en cours sont condamnées à l’échec. Il propose que Paris et Londres aient jusqu’au 21.08.39 pour apporter une réponse positive. Doumenc essayera de sauver la situation. Il envoie une note à son gouvernement, lui demandant d’intervenir auprès de Varsovie et de Bucarest et d’obtenir les autorisations de passage des troupes russes à travers leurs territoires.
France, Grande-Bretagne, Russie
16 Août
 
1939
Allemagne
Grande-Bretagne
DE/GB
Lettre de Weizsäcker adressée à Henderson. L’Allemagne espère que Londres n’aidera pas la Pologne si celle-ci commet une ‘’folie‘’. Dans sa réponse, Londres affirme que, si la Pologne prend les armes pour repousser une agression, alors la Grande-Bretagne lui accordera une aide militaire. L’Allemagne fera une grande erreur, avertit Henderson, si elle ‘’s’imagine le contraire‘’.
Allemagne, Grande-Bretagne
21 Août
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, fin de la phase militaire des négociations (12.08.39). Vorochilov affirme que la Russie ne peut donner de l’aide à la France et à la Grande-Bretagne qu’à la condition que ses troupes puissent traverser la Pologne et la Roumanie (il dit ne pas comprendre que Paris et Londres n’aient pas obtenu l’accord de Varsovie et de Bucarest).
France, Grande-Bretagne, Russie