France
1940s
- Jusque 18 juin 1940 : République française.
- 18 juin 1940 – 1 août 1940 : la France libre.
- 10 juillet 1940 – 20 août 1944 : l’État français (Vichy).
- 20 août 1944 : République française.
16 Avr
1939
GB/FR/RU
En recevant les ambassadeurs de la Grande-Bretagne (William Seeds) et de la France (Emile Naggiar), Litvinov leur remet le projet d’un traité à trois (France, Grande-Bretagne et Russie), projet qui prévoyait que :
France, Grande-Bretagne, Russie
17 Avr
1939
FR/PL
Paris donne sa garantie à la Pologne.
France, Pologne
18 Avr
1939
FR/GB/RU
Moscou propose à la France et à la Grande-Bretagne : (1) un accord d’assistance mutuelle entre les trois pays, (2) un engagement d’assistance militaire aux États de l’Est, voisins de la Russie, entre la mer Baltique et la mer Noire, (3) un engagement des trois pays à ne pas signer de paix séparée. En même temps, la Russie désire une adaptation du pacte entre la Roumanie et la Pologne, en y précisant qu’il est conclu contre toute agression, y compris l’allemande (au départ, le pacte était contre une agression russe), et une adaptation de la garantie donnée par la Grande-Bretagne à la Pologne et soulignant qu’elle ne fonctionne qu’en cas d’agression allemande, etc.
France, Grande-Bretagne, Russie
20 Avr
1939
DE/FR/RO
M. de Vaux-Saint-Cyr, chargé d’affaires français à Berlin, informe son gouvernement du mécontentement allemand (suite à la signature de l’accord commercial franco-roumain). Il fait état des rumeurs sur une action allemande contre la Roumanie.
Allemagne, France, Roumanie
21 Avr
1939
FR
Décret-loi (dit décret Marchandeau) contre le racisme. Ceux qui injurient des personnes à cause de leur race ou religion sont passibles de 1 an de prison.
France
22 Avr
1939
FR/GB/RU
Réponse des Occidentaux aux propositions russes (18.04.39) La France se rallie aux propositions russes. La Grande-Bretagne ne désire pas s’engager plus loin. On désire commencer par une garantie, donnée par les trois, à la Roumanie et à la Pologne, après quoi sera examinée l’extension de cet accord à d’autres États (qui ne sont pas menacés immédiatement).
France, Grande-Bretagne, Russie
27 Avr
1939
FR/GB/RO/RU
À Paris, rencontre de Bonnet avec Gafencu. Paris assure que la Roumanie ne devra plus ‘’se tenir à l’écart‘’, dès qu’un accord entre la France, la Grande-Bretagne et la Russie sera signé (cet accord sera ‘’une garantie effective‘’).
France, Grande-Bretagne, Roumanie, Russie
28 Avr
1939
DE/FR/GB/RU
La France précise que l’assistance franco-britannique à la Russie ne s’applique pas en cas d’agression russe contre l’Allemagne.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie
29 Avr
1939
DE/FR/GB/RU
La France et la Grande-Bretagne demandent une déclaration unilatérale de la Russie. Moscou s’engage à accorder une aide immédiate, si Paris et/ou Londres se trouvaient engagés dans un conflit, en raison de leurs engagements. Paris propose le texte suivant : ‘’Au cas où la France et la Grande-Bretagne se trouveraient en état de guerre avec l’Allemagne, par suite de l’action qu’elles auraient exercée en vue de prévenir toutes les modifications apportées par la force au statu quo existant en Europe centrale et orientale, l’URSS leur prêterait immédiatement aide et assistance‘’.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie
06 Mai
1939
DE/FR/RU
Robert Coulondre, l’ambassadeur français en Allemagne, signale à son gouvernement son sentiment qu’il y a un rapprochement entre l’Allemagne et la Russie (la manière dont la presse allemande parle de Molotov et de l’URSS, etc.), en vue d’un nouveau partage de la Pologne, etc.
Allemagne, France, Russie
07 Mai
1939
DE/FR/GB/PL/RO/RU
Londres rejette la proposition russe d’un front franco-russo-britannique (18.04.39). Les Anglais n’insistent plus pour demander à la Russie une garantie séparée pour ses voisins, mais ils précisent que Moscou sera tenu d’apporter une aide immédiate à la France et à la Grande-Bretagne, au cas où elles se trouveraient entraînées dans une guerre suite aux garanties données à la Pologne et à la Roumanie.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie
12 Mai
1939
FR/PL
Le gouvernement français précise que l’alliance franco-polonaise de 1921 doit être interprétée comme suit : si une des parties, dont les intérêts vitaux sont menacés, directement ou indirectement, décide de résister ‘’par les armes‘’, alors l’autre partie contractante doit lui accorder de l’aide et de l’assistance.
France, Pologne
13 Mai
1939
FR
Gouvernement d’Edouard Daladier (4).
France
14 Mai
1939
FR/GB/RU
Moscou désire une alliance tripartite, à condition que la garantie couvre tous les États, de la mer Baltique à la mer Noire, même sans le consentement de ceux-ci.
France, Grande-Bretagne, Russie
17 Mai
1939
FR/PL
À Paris, signature d’une convention militaire (général Gamelin – général Kasprzycki). En cas d’agression allemande contre la Pologne, la France s’engageait à : (1) exécuter, immédiatement, une action aérienne, (2) déclencher (J+3) des actions offensives , (3) déclencher (J+15) une offensive avec toutes ses forces En contrepartie, Varsovie s’engageait, en cas d’agression allemande contre la France, à maintenir, près de sa frontière, le maximum de forces allemandes. Dans la convention, un passage faisait référence à Dantzig : en cas de menace des intérêts polonais à Dantzig, l’armée française déclenchera une action militaire (or, Gamelin ignorait que le matin même Bonnet avait dit à Lukasiewicz, l’ambassadeur de la Pologne, que la France ne signera rien (concernant Dantzig) sans l’avis du gouvernement anglais. L’ambassadeur polonais aurait dit que les Anglais sont d’accord, ce qui n’était pas vrai. Le lendemain, Charles Corbin informait le gouvernement français que ‘’le cabinet de Londres n’a jamais eu à étudier la formule secrète relative à Dantzig‘’.
France, Pologne
18 Mai
1939
FR/GB/RU
Robert Vansittart propose à l’ambassadeur russe Maisky que la Russie fasse une déclaration unilatérale en faveur de la Pologne et de la Roumanie. Après quoi, Paris, Londres et Moscou signeront une déclaration commune sur ‘’l’assistance mutuelle à apporter les uns aux autres‘’ et l’aide à apporter à la Russie si celle-ci, suite aux engagements pris à l’égard de la Pologne et de la Roumanie, serait impliquée dans une guerre.
France, Grande-Bretagne, Russie
19 Mai
1939
FR/GB/RU
Moscou rejette la proposition de Robert Vansittart (18.05.39).
France, Grande-Bretagne, Russie
19 Mai
1939
DE/FR/GB/IT/PL/RO/RU
Aux Communes, discours d’Eden. Se référant à la situation en Europe centrale et orientale, il conseille : (1) d’introduire le service militaire obligatoire, pour montrer à l’Allemagne et à l’Italie la détermination du gouvernement britannique à respecter la garantie donnée à la Pologne et à la Roumanie, et (2) de faire comprendre qu’une alliance de la Russie avec la Grande-Bretagne et la France ne jouera qu’avec l’accord (ou à la demande) des voisins de l’URSS.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Pologne, Roumanie, Russie
21 Mai
1939
FR/GB/RU
À Genève, Halifax déclare que la Grande-Bretagne est prête à apporter son aide à la Russie, en cas d’agression contre celle-ci. Concernant la pacte tripartite russo-franco-britannique, Londres accepte d’y faire entrer tous les États de l’Europe centrale et orientale (y compris les pays baltes), à condition que ceux-ci en fassent la demande.
France, Grande-Bretagne, Russie
23 Mai
1939
BE/DE/FR/GB/NL/PL
S’adressant aux généraux de la Wehrmacht (Göring, Raeder, Keitel, Halder,etc.), Hitler : (1) déclare que la solution des problèmes économiques de l’Allemagne est l’invasion des États étrangers et la mainmise sur leurs biens, (2) considère que, dans la perspective d’une guerre contre la France et la Grande-Bretagne, les aérodromes en Belgique et aux Pays-Bas doivent être occupés militairement, car ‘’on ne peut pas s’arrêter à des déclarations de neutralité‘’, (3) affirme que Dantzig n’est pas le motif du litige avec la Pologne. Il s’agit ‘’d’étendre notre espace vital à l’Est, et de nous assurer des approvisionnements‘’, etc.
Belgique, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Pologne