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France

1940s

  • Jusque 18 juin 1940 : République française.
  • 18 juin 1940 – 1 août 1940 : la France libre.
  • 10 juillet 1940 – 20 août 1944 : l’État français (Vichy).
  • 20 août 1944 : République française.
25 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Pologne
CS/FR/PL
Lors d’un entretien avec l’ambassadeur Lacroix, en abordant le sujet des relations entre la Tchéquie et la Pologne, Benes laisse l’impression d’accepter la cession du district de Teschen si cela pourrait améliorer les relations entre les deux pays.
Tchécoslovaquie, France, Pologne
25 Sept
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
DE/FR/GB
À Londres, entretien de Chamberlain et Halifax avec Bonnet et Daladier. Ils rejettent le mémorandum allemand (23.09.38) et menacent Hitler d’employer la force (si la France se trouve entraînée dans un conflit avec l’Allemagne, en vertu de ses engagements, alors Londres ‘’se sentirait obligé de lui venir en aide‘’).
Allemagne, France, Grande-Bretagne
26 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
À Paris, Sir Eric Phipps voit plusieurs fois Bonnet. Dans une note envoyée à son gouvernement, Phipps estime que si l’Allemagne attaque la Tchécoslovaquie elle l’écrasera vite, avant même que la France ne réagisse, et que le monde sera mis devant le fait accompli. Dans cette situation, Londres demande au gouvernement français que ‘’toute action française‘’ soit ‘’concertée‘’ avec la Grande-Bretagne (surtout en sachant qu’une action française serait susceptible de déclencher une guerre mondiale ‘’sans avoir aucun effet pour sauver la Tchécoslovaquie‘’).
France, Grande-Bretagne
26 Sept
 
1938
France
FR
Mobilisation partielle.
France
26 Sept
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
DE/FR/GB
Vers 17 heures, Hitler reçoit Sir Horace Wilson qui est venu lui dire que le gouvernement tchèque considère comme inacceptable le mémorandum allemand (remis à Bad Godesberg). Hitler répond en affirmant que, si c’est la réponse de Prague, alors ‘’ce sera la guerre‘’. La menace d’une entrée en guerre de la France et ensuite de la Grande-Bretagne le laissant ‘’indifférent‘’ (‘’Je suis prêt à toute éventualité‘’, dit-il).
Allemagne, France, Grande-Bretagne
27 Sept
 
1938
Allemagne
France
DE/FR
De Paris, l’attaché militaire allemand avertit l’OKW et le ministère des Affaires étrangères que la mobilisation ‘’partielle’’ française ressemble à une mobilisation totale. La France semble déployer 65 divisions sur leur frontière avec l’Allemagne (devant les 12 divisions allemandes).
Allemagne, France
28 Sept
 
1938
Allemagne
France
Italie
DE/FR/IT
Vers 11 heures, Mussolini demande à Bernardo Attolico, l’ambassadeur italien en Allemagne, d’aller voir Hitler et lui transmettre que la Grande-Bretagne a demandé à l’Italie d’intervenir ‘’en médiateur dans la question des Sudètes‘’. Mussolini propose une conférence à Quatre (Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie) sur cette crise. Vers 11 h 15, Hitler reçoit François-Poncet, ambassadeur de la France. Paris annonce à l’Allemagne que Prague a accepté la cession immédiate de certaines régions des Sudètes et avertit le Führer que, si l’Allemagne passe outre et attaque la Tchécoslovaquie, alors la France donnera son aide à Prague et ce sera la guerre générale. Vers 11 h 40, pendant son entretien avec François-Poncet, Hitler sort et voit Attolico qui lui transmet le message de Mussolini. Il Duce lui demande d’ajourner de 24 heures la mobilisation générale de l’armée allemande. Revenu voir l’ambassadeur français, le Führer lui dit que, devant les efforts de la France pour une conciliation, il ne peut pas répondre par un refus catégorique : ‘’J’ai besoin de réfléchir encore‘’, dit-il. Vers midi, après l’entretien avec François-Poncet, Hitler accepte la proposition de Mussolini. À 14 heures, entretien téléphonique de Hitler avec Mussolini. Le Führer confirme qu’il accepte la proposition de Il Duce. Il fait envoyer aux gouvernements de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Italie des invitations pour envoyer des représentants afin de rencontrer le lendemain, le 29 septembre, à Munich. Vers 14 h 30, Hitler annonce qu’il accepte une conférence internationale pour la crise des Sudètes, pour le 29 septembre à Munich.
Allemagne, France, Italie
29 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Italie
CS/DE/FR/GB/IT
À 12 h 45, à Munich, commence les discussions entre Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier sur la crise des Sudètes. Le 30, vers 2 h 30 du matin, signature d’un accord sur le rattachement des Sudètes à l’Allemagne (pendant les négociations, les représentants tchèques sont restés dans une pièce à part) dans les conditions suivantes : (1) l’évacuation de la zone par les autorités tchèques commencera le 1er octobre pour se terminer le 10 du mois, (2) aucune installation ne sera détruite, (3) la délimitation des frontières sera effectuée par une commission internationale (qui établira aussi les territoires où un plébiscite sera organisé), (4) les populations des territoires transférés qui voudront rester où les quitter auront 6 mois pour le faire, (5) les autorités tchèques libéreront de leurs forces de police ou de l’armée, dans un délai de 4 semaines, les Allemands des Sudètes qui voudront le faire, etc. En annexe, Paris et Londres garantissent les nouvelles frontières de la Tchécoslovaquie ‘’contre toute agression non provoquée‘’ et avertissent Prague que, si dans un délai de 3 mois, le problème des minorités hongroise et polonaise n’est pas réglé, alors les Quatre décideront de la suite. En janvier 1939, Hitler dira à Csaky, le ministre hongrois des Affaires étrangères, qu’il ne s’est jamais imaginé que les amis de la Tchécoslovaquie lui offriront ce pays ‘’sur un plateau‘’. Concernant cet accord de Munich, certains historiens affirment que les armées de la Russie, de la France et de la Tchécoslovaquie auraient pu faire face à la Wehrmacht. Elles n’ont pas rencontré cette difficulté, suite à l’intervention de Roosevelt (qui aurait imposé aux franco-britanniques de céder).
Tchécoslovaquie, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie
03 Oct
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
Pologne
Roumanie
CS/FR/GB/PL/RO
Dans une note adressée au ministère français de la Défense, son attaché militaire à Bucarest fait état de la position de la Roumanie face à la situation en Europe. Le gouvernement roumain considère que : (1) la Tchécoslovaquie a été sacrifiée parce que la Grande-Bretagne n’a pas voulu s’engager dans une guerre avec l’Allemagne, (2) le peuple français n’est disposé à se battre que pour son sol, (3) la Pologne n’a pas osé attaquer la Tchécoslovaquie quand celle-ci était debout mais s’est précipitée à la curée, etc.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie
04 Oct
 
1938
France
Russie
FR/RU
Robert Coulondre, ambassadeur à Moscou, avertit que la Russie considère l’accord de Munich comme ‘’une pointe dirigé contre l’URSS‘’. Il ajoute que l’URSS pourrait revenir à une politique d’entente avec l’Allemagne.
France, Russie
04 Oct
 
1938
France
FR
Fin du Front populaire. Daladier rompt avec les communistes (qui votent seuls contre les accords de Munich).
France
07 Oct
 
1938
France
FR
Maurice Thorez dénonce les accords de Munich.
France
09 Oct
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
DE/FR/GB
À Sarrebruck, discours de Hitler. Il estime que, même en faisant un effort maximum en matière d’armement, la France et la Grande-Bretagne ne peuvent plus rattraper l’Allemagne.
Allemagne, France, Grande-Bretagne
13 Oct
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Italie
CS/DE/FR/GB/IT
La Commission internationale (30.09.38) décide de renoncer aux plébiscites prévus par les accords de Munich.
Tchécoslovaquie, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie
14 Oct
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
France
Grande-Bretagne
CS/DE/FR/GB
Rencontre de Hitler avec Frantisek Chvalkovsky, le ministre des Affaires étrangères tchèque. Prague désire savoir si l’Allemagne se joindra à Paris et Londres pour garantir les frontières de la Tchécoslovaquie. Le Führer répond que la seule garantie qui compte est celle de l’Allemagne.
Tchécoslovaquie, Allemagne, France, Grande-Bretagne
16 Oct
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Russie
DE/FR/GB/RU
En recevant Robert Coulondre, l’ambassadeur français, Litvinov affirme qu’après Munich la Russie ne fait qu’observer l’établissement de l’hégémonie allemande sur l’Europe centrale et du Sud-Est. Si la France et la Grande-Bretagne désirent arrêter Hitler, elles devraient s’adresser à l’URSS, car ‘’nous aurons notre mot à dire‘’.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie
18 Oct
 
1938
Allemagne
France
DE/FR
À Berchtesgaden, entretien de Hitler avec François-Poncet, l’ambassadeur français venu proposer à l’Allemagne un accord de reconnaissance réciproque des frontières et une concertation en cas de difficultés internationales. Le Führer est d’accord avec la proposition française et charge Ribbentrop de préparer un projet d’accord.
Allemagne, France
19 Oct
 
1938
France
États-Unis
FR/US
Mission de Monnet et Henri Hoppenot aux États-Unis. Ils augmentent la commande d’avions (05.03.38) de 695 autres appareils. Lors de son entretien avec Morgenthau, le secrétaire au Trésor, Monnet parle d’une commande de 1700 avions, pour un montant de 85 millions de $.
France, États-Unis
22 Oct
 
1938
France
FR
En Syrie, une agitation est provoquée par les mesures prises par le Haut-commissaire français Gabriel Puaux. Il avait autorisé un musulman à changer de religion, ou d’épouser un non-musulman.
France
28 Oct
 
1938
France
FR
À Marseille, congrès des radicaux. Ils critiquent le Parti communiste qui ‘’par l’agitation qu’il entretient à travers le pays,…, par son opposition agressive et injurieuse de ces derniers mois, a rompu la solidarité qui l’unissait aux autres partis du Rassemblement Populaire‘’.
France