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France

1940s

  • Jusque 18 juin 1940 : République française.
  • 18 juin 1940 – 1 août 1940 : la France libre.
  • 10 juillet 1940 – 20 août 1944 : l’État français (Vichy).
  • 20 août 1944 : République française.
07 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
À Londres, rencontre du lord Halifax avec Corbin, ambassadeur de la France. Selon une ‘’illusion qui semblait prévaloir à Berlin‘’, dit Corbin, la Grande-Bretagne n’agira pas au cas où l’Allemagne ‘’recourrait à la force‘’ contre la Tchécoslovaquie. Paris demande donc à Londres de préciser sa position. Dans sa réponse, Halifax affirme que la Grande-Bretagne aidera la France si celle-ci se trouve en difficulté, mais qu’il ne faut pas croire que l’Angleterre se trouvera ‘’automatiquement‘’ en guerre avec le Reich, car Londres ne partage pas en totalité les obligations de Paris envers Prague.
France, Grande-Bretagne
07 Sept
 
1938
France
FR
Appel des réservistes.
France
09 Sept
 
1938
France
FR
En Tunisie, émeutes des nationalistes réprimées par la police.
France
10 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
À Paris, Georges Bonnet rencontre Sir Eric Phipps, l’ambassadeur anglais. Sur la situation en Tchécoslovaquie, Bonnet constate qu’il n’y a plus d’espoir d’un arrangement entre Tchèques et les Allemands des Sudètes. Il affirme que la France mobilisera, si Berlin attaque la Tchécoslovaquie et demande à Londres si la Grande-Bretagne marchera aux côtés de la France.
France, Grande-Bretagne
11 Sept
 
1938
France
Russie
FR/RU
À Genève, rencontre de Georges Bonnet avec Litvinov. Concernant la situation en Tchécoslovaquie, Litvinov affirme que la Russie veut faire appel à la SDN pour que celle-ci demande à la Roumanie de laisser passer les troupes russes sur son territoire. Bonnet répond qu’une telle procédure est longue et qu’il n’est même pas sûr que la SDN la demandera à la Roumanie.
France, Russie
11 Sept
 
1938
France
Roumanie
FR/RO
À Genève, rencontre de Georges Bonnet avec Petrescu-Comnène. La Roumanie continue à s’opposer au passage des troupes russes sur son territoire et une recommandation de la SDN ‘’ne saurait changer notre décision‘’ dit Comnène (d’ailleurs, il montre sur une carte qu’il n’y a pas de voie ferrée sur le territoire roumain entre l’URSS et la Tchécoslovaquie, et que Bucarest estime donc qu’en réalité Moscou veut reprendre la Bessarabie).
France, Roumanie
12 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
Le gouvernement britannique répond à la question posée à Phipps (10.09.38). La Grande-Bretagne n’acceptera jamais que la sécurité de la France soit menacée, mais, pour le moment, le gouvernement ne peut pas ‘’fournir des précisions sur le caractère de son action future,…, dans des circonstances qu’il ne peut prévoir à présent‘’.
France, Grande-Bretagne
12 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
CS/FR
À Paris, l’ambassadeur tchèque transmet à Georges Bonnet que l’organisation d’un plébiscite, pour résoudre la crise des Sudètes, n’a ‘’aucune base légale‘’ et que tout gouvernement tchèque qui tentera un tel acte ‘’serait instantanément chassé du pouvoir‘’.
Tchécoslovaquie, France
13 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
Georges Bonnet demande à Corbin, ambassadeur français à Londres, d’aller voir Halifax et de lui faire connaître la proposition française pour résoudre la crise des Sudètes : Paris envisage l’organisation d’une conférence des puissances européennes (l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’URSS), sur base préalable d’une attitude commune franco-britannique.
France, Grande-Bretagne
14 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
Chamberlain répond à la proposition française (13.09.38) d’une action commune franco-britannique (en vue d’une conférence internationale) pour résoudre la crise des Sudètes. Tout en reconnaissant l’urgence d’une telle action, Londres considère qu’il est encore possible de tenter ‘’une action directe à Berlin‘’ (il annonce Bonnet qu’il a proposé à Hitler de se rendre lui-même en Allemagne pour trouver ‘’une solution pacifique‘’). De son côté, Sir Eric Phipps répond à la question de Georges Bonnet (10.09.38). Il répète que la Grande-Bretagne n’acceptera pas que la sécurité de la France soit menacée (sous les insistances de Bonnet, Phipps affirmera que la Grande-Bretagne pourra aider avec 2 divisions non motorisées et 150 avions, pour les 6 premiers mois de guerre).
France, Grande-Bretagne
15 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
CS/FR
À Prague, Benes transmet à Lacroix, l’ambassadeur français, que le gouvernement tchèque est disposé, pour éviter un plébiscite, à céder à l’Allemagne près de 8000 km2 avec plus de 900 000 Allemands.
Tchécoslovaquie, France
18 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
À Londres, Georges Bonnet et Edouard Daladier se rallient au point de vue anglais (15.09.38). On décide d’envoyer à Prague une note en lui proposant : (1) de ne pas mobiliser, (2) de céder à l’Allemagne, directement où suite à un plébiscite, les régions des Sudètes où les Allemands représentent la majorité, (3) d’opter pour un statut de neutralité. En échange de ces concessions, Paris et Londres disent garantir les nouvelles frontières de la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
18 Sept
 
1938
France
Pologne
FR/PL
Avant de partir pour Londres, Bonnet reçoit Lukasiewicz, l’ambassadeur de la Pologne. Varsovie précise que la Pologne est décidée à reprendre à la Tchécoslovaquie le district de Teschen (perdu en 1920).
France, Pologne
19 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Le projet franco-britannique (18.09.38) est transmis au gouvernement tchèque.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
20 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Vers 17 heures, le gouvernement tchèque remet aux ambassadeurs de la France et de la Grande-Bretagne la réponse de Prague à leur proposition. Ce sera non, car accepter la proposition ‘’serait placer tôt ou tard la Tchécoslovaquie sous la domination complète de l’Allemagne‘’. Basil Newton, l’ambassadeur anglais, avertit Prague que si elle maintient sa position, la Grande-Bretagne se désintéressera du sort de la Tchécoslovaquie (la France s’associe à cette déclaration). Vers 20 heures, Benes charge Krofta de demander aux Français s’ils respecteront leurs engagements ou s’ils s’abstiendront en cas d’agression allemande contre la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
21 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Sous la pression de Londres et Paris, Benes accepte le plan franco-britannique (il dira en privé : ‘’Nous avons été lâchement trahis‘’). Le gouvernement tchèque de Milan Hodza démissionne.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
23 Sept
 
1938
France
Pologne
FR/PL
À Varsovie, entretien de Beck avec Noël, ambassadeur français. Paris attire l’attention au gouvernement polonais sur sa responsabilité, au cas où la Pologne s’associera à une action allemande contre la Tchécoslovaquie.
France, Pologne
24 Sept
 
1938
Suisse
Allemagne
France
Italie
CH/DE/FR/IT
Note du gouvernement suisse à Paris, Berlin et Rome qui leur demande de s’engager à maintenir, ‘’même en temps de guerre, les fournitures à la Suisse de denrées alimentaires essentielles‘’.
Suisse, Allemagne, France, Italie
24 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Jan Masaryk remet à Chamberlain la réponse officielle de Prague aux demandes de Hitler. Ces revendications sont ‘’absolument et inconditionnellement inacceptables‘’ pour le gouvernement tchèque.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
24 Sept
 
1938
France
FR
Rappel des réservistes.
France