Jour après Jour
01 Juil
1939
DE
Mise en place du programme T4 : euthanasie des malades mentaux.
Allemagne
01 Juil
1939
DE/FR
En recevant von Welczek, l’ambassadeur de l’Allemagne, Bonnet avertit le gouvernement du Reich que, s’il essaye de modifier le statut de Dantzig, ‘’qu’elle qu’en soit la forme‘’, la Pologne résistera et la France, en vertu de son accord avec Varsovie sera obligée d’accorder son aide à la Pologne.
Allemagne, France
01 Juil
1939
FR/GB/RU
À Moscou, suite des négociations tripartites. Moscou constate que le problème de la Lettonie, de l’Estonie et de la Finlande a été résolu, mais la Russie continue à refuser de garantir les Pays-Bas et la Suisse (pays qui n’ont pas reconnu l’URSS). C’est alors que Molotov soulève deux nouveaux problèmes : (1) la définition de ‘’l’agression indirecte‘’ et (2) la convention politique entre les trois doit être soumise à une convention militaire. Pour Moscou, l’État garant a le droit d’intervenir dans tout pays où survient un coup d’État ou un changement d’orientation favorable à l’agresseur. Définition rejetée par Paris et Londres (il suffit, disent les Occidentaux, d’un remaniement ministériel pour autoriser la Russie à intervenir par les armes).
France, Grande-Bretagne, Russie
02 Juil
1939
GB
À Tokyo, signature d’un accord entre la Grande-Bretagne et le Japon. Londres reconnaît les ‘’intérêts spéciaux‘’ du Japon en Chine.
Grande-Bretagne
03 Juil
1939
FR
En Syrie, le haut-commissaire réorganise le pays en 4 gouvernements : central, des Alaouites, du djebel druze et de la Djezineh.
France
04 Juil
1939
DE
Loi qui exclut les Juifs de la fonction publique.
Allemagne
04 Juil
1939
FR/GB/RU
De Londres, l’ambassadeur français informe son gouvernement que sir John Philip Sargent considère : (1) qu’il est impossible d’arriver à un accord tripartite, Moscou déclinant tout engagement à l’égard des pays voisins de la France et de la Grande-Bretagne, (2) que la définition russe de l’agression indirecte peut donner lieu à des interprétations ‘’dangereuses‘’, et elle peut donner lieu à des protestations des États apparaissant sur la liste. Sargent reconnaît que la situation actuelle des négociations est due à la garantie franco-britannique donnée à la Pologne et la Roumanie, sans y associer l’URSS (Moscou ayant raison de croire que cette garantie n’a pas été donnée dans son intérêt).
France, Grande-Bretagne, Russie
05 Juil
1939
FR/GB/RU
Dans le cadre des négociations tripartites, la France donne sa définition de l’agression indirecte : ‘’… Celle qui aurait pour effet de déterminer un coup d’État intérieur, entraînant manifestement l’aliénation ou l’altération de la souveraineté au profit de l’agresseur‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
06 Juil
1939
FR/GB/RU
La Grande-Bretagne donne à son tour une définition de l’agression indirecte : ‘’… l’action, acceptée par l’État, sous la menace de la force par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité‘’. La France acceptera la définition anglaise.
France, Grande-Bretagne, Russie
07 Juil
1939
IT/GB
Mussolini avertit le gouvernement britannique que, si Londres soutient la Pologne, alors l’Italie soutiendra l’Allemagne.
Grande-Bretagne, Italie
08 Juil
1939
DE/LT
Signature d’un traité concernant les ethniques Allemands.
Allemagne, Lituanie
08 Juil
1939
FR
En Syrie, le haut-commissaire suspend la Constitution. Paris rétablit l’administration directe en Syrie et au Liban.
France
08 Juil
1939
FR/GB/RU
De son côté, Moscou présente aux ambassadeurs français (Naggiar) et anglais (William Seeds) une nouvelle définition de l’agression indirecte : ‘’… Action acceptée par un des États, indiqués ci-dessous, sous la menace de la force par une autre puissance… et qui entraînerait l’utilisation du territoire et des forces dudit État, en vue d’une agression contre lui ou des parties contractantes, et qui entraînerait la perte par cet État de son indépendance ou de violation de son de sa neutralité‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
09 Juil
1939
GB
William Churchill demande au gouvernement de signer une convention militaire avec l’URSS.
Grande-Bretagne
10 Juil
1939
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartite, la France propose à la Russie de signer l’accord politique, en acceptant la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’, après quoi les négociations militaires commenceront. Londres refuse la proposition de la France : ‘’… Nous ne pouvons… plus continuer à accepter chaque nouvelle demande mise en avant par le gouvernement de l’URSS…’’. Reçu par Bonnet, Neville Henderson, l’ambassadeur anglais, affirme que jamais, depuis 1914, le danger de guerre n’a pas été plus grand qu’aujourd’hui. L’ironie du sort, dit-il, est que si Chamberlain et Daladier n’avaient pas été à Munich, alors c’était la guerre. Or, actuellement, ni Chamberlain ni Daladier n’oseront se rendre en Allemagne , en vue d’un nouveau compromis, sans risquer leur carrière politique.
France, Grande-Bretagne, Russie
11 Juil
1939
AT/DE
Ordonnance relative à la déchéance de la nationalité allemande et à la révocation des naturalisations en Autriche (toutes les naturalisations ayant eu lieu en Autriche après 1918 sont annulées).
Autriche, Allemagne
11 Juil
1939
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartites, une nouvelle définition de l’agression indirecte est donnée : ‘’Une action acceptée par l’État en question, sous la menace de la force, par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité ‘’. Sur cette base, les trois parties s’engagent à se prêter mutuellement assistance, immédiate et efficace, si un des trois s’engage dans des hostilités avec un État européen quelconque, à la suite : (1) d’une agression de cette puissance contre un des trois, ou (2) d’une agression de cette puissance contre un État européen, ‘’que l’un des trois aurait pris l’engagement d’assister dans une telle agression, ou dont il s’estimerait obligé de défendre l’indépendance ou sa neutralité, contre une telle agression‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
13 Juil
1939
DE/FR
Ribbentrop répond à la note française (01.07.39). L’Allemagne considère que la déclaration franco-allemande (06.12.38) a laissé au Reich les mains libres à l’Est. Si la France veut maintenant la guerre, l’Allemagne sera ‘’prête à tout instant‘’.
Allemagne, France
13 Juil
1939
FR/GB/RU
À Moscou, aux négociations tripartites, Londres déclare qu’il lui est impossible d’accepter la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
18 Juil
1939
DE/GB
À Londres, négociations germano-britanniques ( Helmuth Wohlthat – Horace Wilson, conseiller économique, Robert Hudson, ministre du commerce transmaritime, etc.) (fin : 24.07.39), sur un ‘’mémorandum‘’ de Wilson adressé à Göring comprenant plusieurs déclarations communes sur : (1) l’engagement des deux pays de ne pas utiliser la force pour résoudre les problèmes internationaux (si l’Allemagne acceptait, les garanties de la Grande-Bretagne accordées à la Roumanie et la Pologne devenaient inutiles), (2) la non-ingérence de l’Allemagne dans les affaires du Commonwealth et de la Grande-Bretagne dans la zone d’influence de la ‘’Grande Allemagne‘’ (si Londres acceptait, alors la Grande-Bretagne n’avait plus de responsabilité à l’égard de la Pologne et de Dantzig), (3) l’engagement des deux de ‘’revérifier‘’ le traité de Versailles, etc. Le mémorandum comprenait aussi un accord naval, un accord concernant l’aviation, etc.
Allemagne, Grande-Bretagne