Jour après Jour
14 Sept
1938
FR/GB
Chamberlain répond à la proposition française (13.09.38) d’une action commune franco-britannique (en vue d’une conférence internationale) pour résoudre la crise des Sudètes. Tout en reconnaissant l’urgence d’une telle action, Londres considère qu’il est encore possible de tenter ‘’une action directe à Berlin‘’ (il annonce Bonnet qu’il a proposé à Hitler de se rendre lui-même en Allemagne pour trouver ‘’une solution pacifique‘’). De son côté, Sir Eric Phipps répond à la question de Georges Bonnet (10.09.38). Il répète que la Grande-Bretagne n’acceptera pas que la sécurité de la France soit menacée (sous les insistances de Bonnet, Phipps affirmera que la Grande-Bretagne pourra aider avec 2 divisions non motorisées et 150 avions, pour les 6 premiers mois de guerre).
France, Grande-Bretagne
15 Sept
1938
CS/DE
À Leipzig, à la radio allemande, Henlein déclare que les Allemands des Sudètes n’attendaient plus que leur incorporation dans le Reich.
Tchécoslovaquie, Allemagne
15 Sept
1938
CS/DE/GB
À Berchtesgaden, rencontre de Hitler avec Chamberlain. Le Führer se dit prêt à faire la guerre pour délivrer les Allemands des Sudètes. Toutefois, il accepte de négocier si Londres est d’accord d’organiser un plébiscite dans les Sudètes. Chamberlain dit qu’il ne peut pas s’engager avant d’avoir consulté son gouvernement et la France et que, donc, il dit vouloir retourner en Angleterre.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne
15 Sept
1938
CS/FR
À Prague, Benes transmet à Lacroix, l’ambassadeur français, que le gouvernement tchèque est disposé, pour éviter un plébiscite, à céder à l’Allemagne près de 8000 km2 avec plus de 900 000 Allemands.
Tchécoslovaquie, France
16 Sept
1938
CS
Le gouvernement dissout le Parti allemand des Sudètes et lance un mandat d’arrêt contre Konrad Henlein.
Tchécoslovaquie
16 Sept
1938
CS/DE/GB
De retour en Angleterre, lord Runciman présente son rapport (03.08.38) sur la situation en Tchécoslovaquie. Pour lui, la solution de la crise est le transfert des régions des Sudètes (où les Allemands représentent plus de 75 % de la population) à l’Allemagne, sans plébiscite.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne
16 Sept
1938
DE/HU
À Carinhall, Goering reproche à Döme Sztojay, ministre de la Hongrie à Berlin, que la Hongrie n’en fait pas assez dans la crise actuelle et rassure Budapest que la Yougoslavie ne fera rien contre la Hongrie, si celle-ci entre dans le conflit armé.
Allemagne, Hongrie
17 Sept
1938
DE/IT
Mussolini soutient publiquement Hitler (15.09.38).
Allemagne, Italie
18 Sept
1938
FR/PL
Avant de partir pour Londres, Bonnet reçoit Lukasiewicz, l’ambassadeur de la Pologne. Varsovie précise que la Pologne est décidée à reprendre à la Tchécoslovaquie le district de Teschen (perdu en 1920).
France, Pologne
18 Sept
1938
CS/FR/GB
À Londres, Georges Bonnet et Edouard Daladier se rallient au point de vue anglais (15.09.38). On décide d’envoyer à Prague une note en lui proposant : (1) de ne pas mobiliser, (2) de céder à l’Allemagne, directement où suite à un plébiscite, les régions des Sudètes où les Allemands représentent la majorité, (3) d’opter pour un statut de neutralité. En échange de ces concessions, Paris et Londres disent garantir les nouvelles frontières de la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
19 Sept
1938
CS/FR/GB
Le projet franco-britannique (18.09.38) est transmis au gouvernement tchèque.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
19 Sept
1938
CS/RU
Benes demande à Moscou si l’URSS tiendra ses engagements d’allié. Les Russes répondent favorablement.
Tchécoslovaquie, Russie
20 Sept
1938
CS
Henlein invite les Slovaques à demander leur autonomie ‘’de façon plus pressante‘’.
Tchécoslovaquie
20 Sept
1938
CS/FR/GB
Vers 17 heures, le gouvernement tchèque remet aux ambassadeurs de la France et de la Grande-Bretagne la réponse de Prague à leur proposition. Ce sera non, car accepter la proposition ‘’serait placer tôt ou tard la Tchécoslovaquie sous la domination complète de l’Allemagne‘’. Basil Newton, l’ambassadeur anglais, avertit Prague que si elle maintient sa position, la Grande-Bretagne se désintéressera du sort de la Tchécoslovaquie (la France s’associe à cette déclaration). Vers 20 heures, Benes charge Krofta de demander aux Français s’ils respecteront leurs engagements ou s’ils s’abstiendront en cas d’agression allemande contre la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
21 Sept
1938
CS/FR/GB
Sous la pression de Londres et Paris, Benes accepte le plan franco-britannique (il dira en privé : ‘’Nous avons été lâchement trahis‘’). Le gouvernement tchèque de Milan Hodza démissionne.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
21 Sept
1938
CS/PL
À l’instigation de Berlin, la Pologne demande à Prague d’organiser un plébiscite dans le district de Teschen (où vivait une forte communauté polonaise).
Tchécoslovaquie, Pologne
21 Sept
1938
CS/RU
À Prague, Trojanowski, l’envoyé de Moscou, assure les Tchèques de l’aide de la Russie. Ils leur demande dénoncer l’Allemagne devant la SDN, le moment venu.
Tchécoslovaquie, Russie
21 Sept
1938
DE/GB/RO/RU/SDN
À Genève, devant l’assemblée générale, Litvinov donne un avertissement à l’Allemagne. Si elle attaque la Tchécoslovaquie, alors la France et la Russie viendront en aide à Prague. Lors de la même réunion de l’assemblée, Churchill affirme qu’Ivan Maiski, ambassadeur russe à Londres, lui aurait dit que Bucarest permettra le passage des troupes russes, sous la pression et avec les garanties d’une grande coalition placée sous l’égide de la SDN.
Allemagne, Grande-Bretagne, Roumanie, Russie
21 Sept
1938
ES
Le gouvernement républicain de Negrin annonce le départ des forces étrangères (les Brigades internationales).
Espagne
22 Sept
1938
CS
Jan Sivory est nommé PM d’un gouvernement de ‘’concentration nationale‘’, suite à la démission du PM Milan Hodza. La mobilisation est annoncée dans la soirée.
Tchécoslovaquie