Jour après Jour
10 Mar
1938
ES
Les nationalistes prennent le village de Belchite.
Espagne
10 Mar
1938
FR
Démission du gouvernement de Camille Chautemps.
France
11 Mar
1938
AT/DE
À Salzbourg, les Allemands ferment la frontière avec l’Autriche. Vers 10 heures, Seyss-Inquart et Glaise-Horstenau, un nazi autrichien, informent Schuschnigg que le Führer demande l’annulation du plébiscite prévu pour le 13.03.38. Après consultation avec Milan Hodza, le chancelier annonce à Seyss-Inquart qu’il annule le plébiscite prévu. Dans le courant de l’après-midi, Goering et Seyss-Inquart annoncent que le Führer demande la démission du gouvernement de Schuschnigg et la nomination de Seyss-Inquart comme chancelier. Le président Autrichien accepte que Schuschnigg démissionne, mais refuse de nommer Seyss-Inquart à sa place. Le soir, von Papen arrive à Vienne et transmet le message du Führer. Si l’ultimatum n’est pas accepté, alors l’armée allemande entrera en Autriche (Schuschnigg ordonne à l’armée ‘’de se retirer sans résistance, dans le cas où les troupes allemandes entreraient sur notre territoire‘’). Tard dans la soirée (vers 23 h 15), le président Miklas capitule et charge Seyss-Inquart de former un nouveau gouvernement. Le chancelier Schuschnigg sera retenu à son domicile, ensuite transféré à l’hôtel ‘’Métropole‘’ (siège de la Gestapo), puis transféré à Dachau, Sachsenhausen, d’où il sera libéré par les Américains le 04.05.45. Vers 22 heures, Seyss-Inquart envoie un télégramme à Hitler (le texte étant rédigé par Goering). Il affirme que son ‘’gouvernement provisoire autrichien‘’ s’estime ‘’chargé d’établir la paix et l’ordre en Autriche‘’ et, pour cela, il demande au gouvernement allemand de l’aider (en envoyant des troupes en Autriche) et ainsi éviter une effusion de sang.
Autriche, Allemagne
11 Mar
1938
AT/DE/GB
Aux Communes, Neville Chamberlain considère qu’à Innsbruck la rencontre de Hitler avec Schuschnigg était ‘’une simple rencontre entre deux hommes d’État désireux de se mettre d’accord sur certaines mesures propres à améliorer les relations entre leurs deux pays‘’ (pourtant, le PM britannique était au courant de l’ultimatum de Hitler à l’Autriche).
Autriche, Allemagne, Grande-Bretagne
11 Mar
1938
CS/DE
À Berlin, entretien de Goering avec Jan Masaryk (le fils de Tomas Garrigue Masaryk), l’envoyé de Prague en Allemagne. Le gouvernement allemand assure que les événements en Autriche n’auront pas d’influence sur les relations entre Berlin et Prague (d’ailleurs, le général Alfred Jodl avait demandé aux forces armées allemandes de traiter les troupes tchécoslovaques comme ‘’amis‘’).
Tchécoslovaquie, Allemagne
12 Mar
1938
AT/DE
Vers 2 heures du matin, Hitler donne la Directive n° 1 en vue de l’opération ‘’Otto‘’. Il annonce son intention d’envahir l’Autriche ‘’par les armes‘’ et d’y établir ‘’un régime constitutionnel, et empêcher de nouvelles violences contre la population allemande‘’. Pour ce faire, l’armée doit être prête à envahir l’Autriche, pour le 12.03.38 ‘’au plus tard à minuit‘’ et, continue-t-il, les troupes allemandes doivent ‘’donner l’impression que nous ne voulons pas faire la guerre à nos frères autrichiens‘’.
Autriche, Allemagne
13 Mar
1938
RU
Création d’un Conseil militaire suprême, composé de 9 membres (dont Staline), avec le rôle de prendre des décisions concernant l’Armée rouge.
Russie
13 Mar
1938
RU
Arrêté du Conseil des Commissaires du peuple sur le ‘’caractère obligatoire de l’étude de la langue russe dans les écoles des républiques et régions nationales‘’.
Russie
13 Mar
1938
AT/DE
Entrée de l’armée allemande en Autriche (elle y restera jusqu’au 13.04.45). Démission du président Miklas. Publication de la loi de ‘’réunification‘’. L’Autriche devient une ‘’marche‘’ du Reich, administrée par un gouverneur nommé par Berlin, et les membres de son armée doivent prêter allégeance à Hitler.
Autriche, Allemagne
13 Mar
1938
FR
Nouveau gouvernement de Léon Blum (2).
France
14 Mar
1938
AT/DE
Hitler est à Vienne.
Autriche, Allemagne
14 Mar
1938
AT/DE/YU
Belgrade considère l’Anschluss comme une question ‘’concernant uniquement le peuple allemand‘’.
Autriche, Allemagne, Yougoslavie
14 Mar
1938
CS/FR
À Paris, rencontre de Léon Blum avec Stefan Osuski, l’ambassadeur de la Tchécoslovaquie. La France assure Prague qu’elle respectera ses engagements envers la Tchécoslovaquie, si celle-ci est attaquée.
Tchécoslovaquie, France
14 Mar
1938
FR/GB
Aux Communes, Neville Chamberlain assure la France du soutien de Londres en cas d’agression allemande (il répète cette promesse le 24.03.38). Par contre, il refuse de soutenir la Tchécoslovaquie (car cela risque d’engager une guerre en Europe).
France, Grande-Bretagne
15 Mar
1938
AT/DE
À Vienne, proclamation de l’Anschluss. Introduction des lois du Reich allemand en Autriche.
Autriche, Allemagne
15 Mar
1938
ES/FR
Vu la situation en Espagne, le gouvernement de Léon Blum propose d’envoyer un ultimatum à Franco. Si, dans un délai de 24 heures, Franco ne renonce pas au soutien des forces étrangères, Paris se réserve alors le droit de ‘’prendre toutes les mesures d’intervention utiles‘’. Peu de temps auparavant, Juan Negrin, chef des républicains espagnols, avait demandé à la France de renoncer à sa politique de non-intervention et d’ouvrir la frontière avec l’Espagne, mais le gouvernement français avait hésité.
Espagne, France
16 Mar
1938
AT/DE
Loi relative à l’union de l’Autriche avec le Reich allemand.
Autriche, Allemagne
16 Mar
1938
ES/IT
L’aviation italienne bombarde Barcelone.
Espagne, Italie
16 Mar
1938
FR
Léon Bailby, propriétaire de plusieurs journaux, critique le PM Léon Blum et Paul Boncour, le ministre des Affaires étrangères, pour avoir assuré la Tchécoslovaquie (contre une agression allemande), sans avoir été autorisés par le Parlement et, donc, de s’être engagé à faire la guerre à l’Allemagne.
France
16 Mar
1938
BE/CS/DE/FR
Par la voix du Lord Halifax à la Chambre des Lords, et de Chamberlain aux Communes, le gouvernement britannique s’exprime sur la situation en Europe centrale : (1) Londres attend que l’Allemagne respecte les assurances données à la Tchécoslovaquie au moment de l’occupation de l’Autriche, (2) depuis Locarno, la Grande-Bretagne s’est engagée à défendre la France et la Belgique, (3) concernant la Tchécoslovaquie, le gouvernement britannique dit se sentir moins obligé à donner une garantie au gouvernement tchécoslovaque, car ses ‘’intérêts vitaux‘’ sont moins en jeu que le cas de la France ou de la Belgique, etc. (cette attitude fera l’objet de pressions de la part des travaillistes et de la France).
Belgique, Tchécoslovaquie, Allemagne, France