Allemagne
1910s
- Jusque 9 novembre 1918 : l’Empire allemand (Deuxième Reich).
- 9 novembre 1918 – 23 mars 1933 : République de Weimar.
1930s
- 23 mars 1933 : vote des pleins pouvoirs à Adolf Hitler.
- 23 mars 1933 – 8 mai 1945 : Troisième Reich.
1940s
- 7 mai 1945 – 23 mai 1945 : à Flensbourg, Gouvernement provisoire du Reich.
- 8 mai 1945 – 23 mai 1949 : l’Allemagne occupée.
- 15 décembre 1947 – 15 décembre 1947 : la Saar est dotée d’une Constitution. Pratiquement, c’est un État sous le contrôle de la France.
- 23 mai 1949 – 3 octobre 1990 : République fédérale allemande (RFA).
- 7 octobre 1949 – 3 octobre 1990 : République démocratique allemande (RDA).
1950s
- 27 octobre 1956 : décision de rétrocéder la Saar à l’Allemagne (accords franco-allemands du Luxembourg).
1990s
- 3 octobre 1990 : … – réunification, République fédérale d’Allemagne.
09 Fév
1920
DE
Le général von Seeckt demande une résistance à tout prix, à la demande des Alliés de se faire remettre les criminels de guerre pour être jugés. Il va jusqu’à envisager une nouvelle guerre : attaque de la Pologne, alliance avec la Russie bolchevique et, avec l’aide de celle-ci, attaque de la France et de la Grande-Bretagne.
Allemagne
13 Fév
1920
DE
Dans la Ruhr, soulèvement à l’initiative des communistes.
Allemagne
14 Fév
1920
DE
Le KAPD fonde AAUD (Allgemeine Arbeiter-Union Deutschlands).
Allemagne
23 Fév
1920
1GM-EU/DE/FR/GB/IT/US
Raymond Poincaré est élu président de la Commission des Réparations (24.01.20).
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, États-Unis
Première Guerre mondiale - Europe
Première Guerre mondiale - Europe
24 Fév
1920
DE
À Munich, réunion du Parti Ouvrier Allemand (DAP, Deutsche Arbeiterpartei). Adolf Hitler lit le ‘’Programme en vingt-cinq points‘’, qui représente la vision du Parti pour le pays : (1) annulation des traités de Versailles et de Saint-Germain, (2) réunion de tous les Allemands, sur la base du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, (3) création d’une armée nationale, (4) exclusion des Juifs de la communauté nationale. Aucun Juif ne peut être citoyen allemand, (5) arrêt de l’immigration des personnes non-allemandes et expulsion des individus entrés en Allemagne depuis le 2 août 1914, (6) nationalisation des entreprises appartenant à des trusts, (7) suppression des encaissés sans travail et peine, notamment les intérêts bancaires, (8) soutien à l’éducation scolaire. Tous les Allemands doivent avoir accès à une éducation supérieure, (9) protection de la mère et de l’enfant, etc.
Allemagne
03 Mar
1920
DE
Rencontre du général von Lüttwitz avec les chefs des groupes parlementaires au Reichstag, Rudolf Heinze (les conservateurs) et Oskar Hergt (les libéraux). Devant les rumeurs de putsch, les deux députés proposent la dissolution de l’Assemblée nationale et l’élection d’un nouveau Reichstag (en espérant que la droite obtienne la majorité). Von Lüttwitz se dit prêt à attendre jusqu’à la fin du mois d’avril, pour voir le résultat de l’action des députés. Il ne prend plus aucun engagement après cette date.
Allemagne
09 Mar
1920
1GM-EU/DE/FR/GB/IT/US
Dans la Commission des Réparations, les Alliés se prononcent pour le paiement d’un forfait (quant au montant des réparations à réclamer).
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, États-Unis
Première Guerre mondiale - Europe
Première Guerre mondiale - Europe
10 Mar
1920
DE
Entretien de Friedrich Ebert, le président du Reich, et Gustav Noske, le ministre de la Défense, avec plusieurs généraux (Walter von Lüttwitz, Karl von Oven, Eric von Oldershausen, etc.). Au nom des militaires, von Lüttwitz demande : (1) le remplacement du gouvernement socialiste par des ‘’experts neutres‘’, (2) l’élection d’un nouveau Reichstag, (3) l’arrêt des licenciements dans l’armée et le maintien de la brigade Ehrhardt dans le groupe d’armées de Berlin, etc. De son côté, G. Noske demande à Lüttwitz de se soumettre aux décisions du pouvoir politique ou de démissionner.
Allemagne
11 Mar
1920
DE
Devant l’agitation grandissante dans les milieux militaires, Gustav Noske ordonne que le général von Lüttwitz soit relevé du commandement du groupe d’armées de Berlin. Le général se réfugie à Döberitz (Dallgow-Döberitz, à une vingtaine de kilomètres de Berlin), où se trouvait la brigade Ehrhardt. Il avertit ceux qui complotaient contre le gouvernement légal (le député Wolfgang Kapp, le leader des Freikorps Ernst Julius Waldemar Pabst, etc.) qu’ils courent le danger d’être arrêtés. Ceux-ci s’enfuient.
Allemagne
12 Mar
1920
DE
À Berlin, dans la nuit du 12 au 13, début du putsch d’extrême-droite de Kapp et von Lüttwitz (fin : 17.03.20). Dans la nuit, la brigade Ehrhardt se met en route en direction de Berlin. Noske envoie un messager à Lüttwitz pour négocier. Celui-ci accepte et dit attendre jusqu’à 7 heures la réponse aux demandes de l’armée (10.03.20). Pendant que Lüttwitz attend, à Berlin, Noske contacte les chefs de l’armée et leur demande de l’aider à écraser le putsch. Au nom de ceux-ci, le général von Seeckt refuse, en disant que la Reichswehr ne tirera pas contre la Reichswehr (à quoi Noske menace de faire appel aux ouvriers pour mettre fin à la rébellion). En n’ayant pas obtenu l’aide de l’armée, Noske s’adresse au gouvernement. Il reçoit le refus du président Ebert quant à toute mesure susceptible de déclencher une guerre civile (il propose de déclencher une grève générale, qui, selon lui, pourrait briser la rébellion). En manque de réponse face aux putschistes, le pouvoir politique décide de mettre le gouvernement à l’abri, à Dresde.
Allemagne
13 Mar
1920
DE
Dans la matinée, les troupes de Lüttwitz entrent dans Berlin. Kapp s’installe à la Chancellerie et nomme Lüttwitz commandant en chef de l’armée. Dans la journée, le Nord et l’Est du pays prennent part pour les rebelles, le Sud et l’Ouest restant loyaux au gouvernement légal. Le soir venu, les partis bourgeois (le Zentrum, le Parti démocrate – DDP Deutsche Demokratische Partei, le Parti populaire allemand – DVP Deutsche Volkspartei, etc.) se désolidarisent des rebelles. En Bavière, dans la nuit du 13 au 14, Gustav Ritter von Kahr prend le pouvoir avec la volonté d’imposer la séparation de la Bavière (son indépendance) et la restauration de la monarchie.
Allemagne
14 Mar
1920
DE/DK
Après le plébiscite dans le Schleswig du Nord pour le Danemark (10.02.20), le Schleswig central vote (à 80 %) pour l’Allemagne. Le roi danois Christian X demande au PM Carl Theodor Zahle d’inclure la ville de Flensburg, située dans le Schleswig central, parmi les revendications du Danemark. Le PM refuse.
Allemagne, Danemark
14 Mar
1920
DE
À Berlin, grève générale, à l’appel des socialistes. Les communistes (KPD) rejettent cet appel car ils considèrent que le putsch n’est rien d’autre qu’une lutte entre ‘’deux ailes de la contre-révolution‘’.
Allemagne
17 Mar
1920
DE
Ne pouvant imposer leur régime, Kapp et Lüttwitz se réfugient à l’étranger (l’un en Suède, l’autre en Hongrie).
Allemagne
18 Mar
1920
DE
Le gouvernement légal rentre à Berlin. Le général von Seeckt est nommé commandant en chef de l’armée allemande. Les partis de gauche et les syndicats exigent que les auteurs du putsch soient punis. Plusieurs généraux sont mis à la retraite (Georg Ludwig Rudolf Maercker, Ludwig von Estorff, Paul von Lettow-Vorbeck, etc.) ou poursuivis avec des mandats d’arrêt (von Lüttwitz, von der Goltz, etc.).
Allemagne
19 Mar
1920
DE
Troubles et affrontements dans la Ruhr, provoqués par les communistes (fin : 10.04.20).
Allemagne
20 Mar
1920
1GM-EU/DE/FR/GB/IT/US
Dans la Commission des Réparations, les Alliés décident de demander à l’Allemagne 120 milliards de marks-or, à titre de réparations, dont 20 milliards avant le 01.05.21. Une Commission fixera, par après, le montant définitif des réparations.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, États-Unis
Première Guerre mondiale - Europe
Première Guerre mondiale - Europe
20 Mar
1920
DE
Les socialistes demandent au général Theodor von Watter (commandant des troupes allemandes dans la Ruhr) : (1) le désarmement de la Reichswehr, (2) le remplacement de la Reichswehr, dans la Ruhr, par une milice ouvrière (dont les effectifs et les chefs seront recrutés uniquement dans les partis de gauche), (3) l’épuration de l’armée et de la police, etc. Von Watter refuse.
Allemagne
22 Mar
1920
DE
Publication par le KPD de sa tactique ‘’d’opposition légale‘’. Vu que les communistes n’ont pas une force militaire suffisante et que les sociaux-démocrates continuent d’avoir une grande influence sur les travailleurs, le KPD décide d’adopter cette tactique. Pas de coup d’État, mais une liberté complète pour la propagande de ses idées (tant que le gouvernement n’attentera pas à la liberté d’action de la classe ouvrière). Cette politique des communistes allemands sera critiquée par plusieurs leaders du Komintern (Bela Kun, Radek, etc.), Lénine la jugeant ‘’juste dans ses prémisses fondamentales et sa conclusion pratique‘’.
Allemagne
23 Mar
1920
DE
Suite au refus de von Watter (20.03.20), proclamation d’une République des Conseils dans la Ruhr (Düsseldorf, Duisburg, Hagen, etc.).
Allemagne