Jour après Jour
16 Mar
1939
CS/DE/SK
Tiso envoie un message à Hitler. La Slovaquie proclame son indépendance et elle demande d’être sous la protection du Reich. Le Führer accepte et les troupes allemandes occupent l’Ouest du pays.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Slovaquie
16 Mar
1939
CS/HU/SK
La Hongrie annonce qu’elle occupera toute l’Ukraine subcarpatique (chose faite le 19.03.39). Pendant ces opérations en Ukraine subcarpatique, Budapest gardera cinq corps d’armée concentrés à la frontière avec la Roumanie.
Tchécoslovaquie, Hongrie, Slovaquie
16 Mar
1939
CS/HU/SK/RO
Une fois l’Ukraine subcarpatique occupée par les troupes hongroises, Volosin se réfugie en Roumanie. Il y demande au gouvernement roumain d’occuper la Russie subcarpatique, ce que les Roumains refusent.
Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie, Slovaquie
16 Mar
1939
GB/RO
À Londres, Orme Sargent, l’adjoint d’Alexander Cadogan, reçoit le diplomate roumain Viorel Tilea. Discutant sur la situation à l’Est, le diplomate présente sa vision des choses : l’Allemagne vassalisera la Hongrie, après quoi, avec l’aide de la Hongrie et de la Bulgarie, le Reich démembrera la Roumanie (en la transformant dans un protectorat). Il demande si la Grande-Bretagne serait disposée à accorder un prêt de 10 millions de £ à la Roumanie, pour permettre à Bucarest d’acheter des armes ailleurs qu’en Allemagne.
Grande-Bretagne, Roumanie
17 Mar
1939
CS/DE/PL/RU/UA
La Russie rattache à l’Ukraine des régions prises à la Pologne. En même temps, elle déclare ne pas reconnaître le protectorat allemand sur la Bohême et la Moravie.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Pologne, Russie, Ukraine
17 Mar
1939
DE/GB
À Birmingham, discours radiodiffusé de Chamberlain. Il constate que Hitler lui a menti, que celui-ci a manqué à sa parole ; dès lors, il avertit l’Allemagne que la Grande-Bretagne saura riposter avec toutes ses forces, si un défi ‘’venait à lui être lancé‘’.
Allemagne, Grande-Bretagne
17 Mar
1939
DE/GB/RO
À Londres, rencontre de Halifax avec Viorel Tilea, l’ambassadeur roumain. Discussions sur la situation à l’Est. Le diplomate roumain informe Londres que l’Allemagne a demandé à la Roumanie de réserver sa production industrielle pour le Reich. Il affirme que les demandes de l’Allemagne paraissaient au gouvernement roumain comme un ‘’ultimatum‘’ (la presse anglaise a repris cette information, l’exagérant jusqu’à dire que le Reich a donné un ultimatum à la Roumanie. Ce qui a été démenti officiellement). Vu la distance qui sépare les deux pays, Londres conseille à Bucarest de se trouver un allié plus proche, comme la Pologne par exemple. Après le départ de Tilea, Halifax envoie un message aux ambassades anglaises d’Ankara, d’Athènes, de Paris, de Moscou et de Bucarest pour les informer que l’Allemagne a posé de telles conditions à la Roumanie qu’elles équivalent à un ultimatum.
Allemagne, Grande-Bretagne, Roumanie
17 Mar
1939
DE/IT/YU
À Rome, Ciano rencontre von Mackensen, l’ambassadeur de l’Allemagne. Les Italiens disent vouloir maintenir le statu quo en Yougoslavie, tandis que Berlin dit ne pas être intéressé par ce pays.
Allemagne, Italie, Yougoslavie
17 Mar
1939
ES/PT
Signature d’un pacte d’amitié et de non-agression, connu sous le nom de Pacte ibérique.
Espagne, Portugal
17 Mar
1939
FR
Edouard Daladier annonce que la France va accroître son budget de la Défense.
France
17 Mar
1939
FR/GB/RU
Chamberlain déclare qu’il faut ‘’absolument résister‘’ devant une puissance qui veut dominer le monde. Début des négociations tripartite.
France, Grande-Bretagne, Russie
17 Mar
1939
RO
Appel du Parti communiste pour la défense du pays contre le danger allemand.
Roumanie
17 Mar
1939
RO
Réunion du Conseil de la Couronne, qui décide de résister à toute agression, qu’elle soit hongroise ou bulgare. Le gouvernement appelle sous les drapeaux plus de 800 000 hommes.
Roumanie
18 Mar
1939
CS/DE
Konstantin von Neurath est nommé protecteur du Reich (Reichsprotektor) de la Bohême et Moravie.
Tchécoslovaquie, Allemagne
18 Mar
1939
CS/DE/FR/GB
La France et la Grande-Bretagne déclarent ne pas reconnaître le protectorat allemand sur Bohême et Moravie. Les Anglais affirment que les événements des derniers jours sont une ‘’violation formelle‘’ des accords de Munich.
Tchécoslovaquie, Allemagne, France, Grande-Bretagne
18 Mar
1939
CS/DE/SK
À Munich, signature d’un ‘’traité de protection‘’ entre l’Allemagne et la Slovaquie. Le Reich contrôle la politique économique, militaire et diplomatique de la Slovaquie.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Slovaquie
18 Mar
1939
DE/FR/RO
À Paris, rencontre de Bonnet avec Tatarescu, l’ambassadeur roumain. Bucarest dément la rumeur concernant un ultimatum allemand à la Roumanie. Il est vrai, dit Tatarescu, qu’un accord économique entre roumains et allemands sera signé, mais aucune ‘’coopération politique avec l’Allemagne n’y est envisagée‘’ et le Reich n’a aucun monopole. De son côté, la France décide d’accorder une garantie à la Roumanie, car ‘’le jour où l’Allemagne serait maîtresse des pétroles roumains, elle pourrait faire la guerre à l’Europe toute entière, car elle serait certaine de pouvoir tenir pendant des années‘’.
Allemagne, France, Roumanie
19 Mar
1939
DE/GB/RO
Sur la base de la déclaration de Tilea (17.03.39 : les demandes de l’Allemagne à la Roumanie paraissaient comme un ‘’ultimatum‘’), Arthur Neville Chamberlain donne la garantie de la Grande-Bretagne à la Roumanie.
Allemagne, Grande-Bretagne, Roumanie
19 Mar
1939
FR
Le gouvernement d’Édouard Daladier obtient des pouvoirs illimités.
France
19 Mar
1939
GB/RU
Répondant à la proposition de Moscou, la Grande-Bretagne considère que l’organisation d’une telle conférence (18.03.39) est prématurée. Le gouvernement anglais propose une déclaration commune de Londres, de Moscou et Paris sur le respect de l’intégrité et de la souveraineté des États du centre et l’Est de l’Europe ; après quoi, on pourra inviter ces États à signer la déclaration et, finalement, organiser la conférence. Pour commencer, Londres demande à Moscou de garantir la Pologne et la Roumanie contre une ‘’éventuelle‘’ agression allemande (Moscou va répliquer en demandant que Londres donne sa garantie à la Finlande et aux pays baltes, en sachant que Londres refusait de le faire).
Grande-Bretagne, Russie